Test : Asahi Pentax Spotmatic F

Aujourd’hui, nous vous présentons un incontournable des reflex argentiques, le Pentax Asahi Spotmatic F. 

Pentax Asahi Spotmatic SP

Pentax Asahi Spotmatic F

1. Un peu d’histoire

L’Asahi Pentax Spotmatic a été présenté pour la première fois au public lors de la Photokina à Cologne en 1960 mais il aura fallut quatre ans de recherches et d’expérimentations pour que l’appareil soit mis à disposition des photographes.

La série des Spotmatic a été introduite dès 1964 et fut les premiers reflex à posséder une mesure de la lumière à travers l’objectif a.k.a TTL (Throught-The-Lens). Les cellules sont placées dans le prisme.

Dans la même gamme, sont apparus les appareil suivants :

  • Spotmatic SP (1971)
  • Spotmatic SL, version identique au SP mais sans mesure de la lumière
  • Spotmatic SP500, version identique au SP sans retardateur et vitesse maximum de 1/500ème
  • Spotmatic SP1000, version identique au SP sans retardateur et vitesse maximum de 1/1000ème
  • Spotmatic SP II, version identique au SP mais avec la possibilité de passer à 3200 Iso.
  • Spotmatic SP IIa, version identique au SP II mais destiné essentiellement au marché Nord-Américain
  • Electro Spotmatic (1972), vitesse maximum de 1/1000ème et a été remplacé rapidement par la version ES
  • Spotmatic SP F (1973)
  • Spotmatic ES (1973), version sans retardateur et avec une priorité ouverture
  • Spotmatic ES II (1973), version avec retardateur, permet la mesure de la lumière à pleine ouverture et est équipé d’un verrou de déclencheur

Au départ, la marque se nommait « Asahi’ et c’est à partir de 1957 qu’elle fut rebaptisée en « Asahi Pentax » pour ensuite prendre finalement le nom de « Pentax ».  La production des Spotmatic s’est arrêtée en 1976.

Les appareils peuvent se déclinent en deux versions : les versions chromées et les versions noires. Ils sont souvent vendus avec des objectifs SMC Takumar 1:1.8/55. Un appareil doté d’un objectif 1:1.4/50 peut faire monter les prix sans soucis.

2. Le Asahi Pentax Spotmatic F

Voici la fiche technique :

  • Origine : Japon
  • Date de fabrication : à partir de 1973
  • Format de film : 35mm
  • Visée : stigmomètre
  • Cellule : oui
  • Mode(s) d’exposition : manuel
  • Sélecteur d’ISO : de 20 à 3200 ISO
  • Vitesse : B jusqu’au 1/1000ème
  • Retardateur : oui
  • Monture : M42 (à vis)
  • Nombre de poses : jusqu’à 36 poses
  • Poids : 620 grammes nu environ
  • Pile : oui
  • Accessoires : flash, objectifs interchangeables
  • Dimensions : 143 mm (longueur) x  92 mm (hauteur) x 88 mm (largeur) avec objectif.

3. Sur le terrain

Bien qu’appelé « Spot », la mesure de la lumière est en réalité en mesure pondérée. La mesure de type spot était à l’origine prévue dans le prototype mais fut abandonnée par Pentax.

Le côté révolutionnaire de l’appareil tient notamment au fait que le posemètre se trouve derrière l’objectif annonçant ainsi une nouvelle conception d’appareil photo. Bien que présent à l’intérieur du boitier, le posemètre est composé de deux cellules au sulfure de cadmium (CdS pour les intimes) qui sont ultra-sensibles. Elles permettent de mesure la lumière réfléchie à travers l’objectif.

Du point de vue du photographe, l’aiguille présent dans le viseur nous aidera à mieux choisir notre exposition.

Un bouton, placé à la gauche du boitier, permet d’alimenter ou de couper le circuit du posemètre. Sur certains modèles, il est inscrit SW et un disque rouge apparaît indiquant que le posemètre est prêt à fonctionner. Il ne faudra pas oublier de baisser le bouton lorsqu’il n’y a pas lieu de faire la mesure de la lumière. Sur le Spotmatic F, il s’agit d’un bouton avec une simple flèche.

Dans le viseur se trouve une aiguille indicatrice afin de vous aider dans l’exposition de votre image. Il suffira ensuite de jouer avec la vitesse ou bien le diaphragme pour avoir la bonne exposition : moment où l’aiguille se retrouve parfaitement à l’horizontal.

Ainsi avec ce système, l’emploi de filtres est facilité : plus besoin de faire des calculs savants afin de rattraper l’exposition d’une image. Le mode manuel peut également être utilisé afin d’affiner l’exposition de ces images.

Pentax Asahi Spotmatic SP

Pentax Asahi Spotmatic F

Les boîtiers sont prévus pour fonctionner avec des piles au mercure. Mais comme vous le savez, ces dernières sont devenues interdites à la vente à cause de la pollution générée. La solution est donc d’utiliser les piles de type 625A.

Pentax Asahi Spotmatic SP

Pentax Asahi Spotmatic F

L’obturateur est un rideau à toile (de la soie plus précisément) allant de la vitesse B à la vitesse 1/1000ème. La synchronisation flash se fait au 1/60ème. La molette de sélection des vitesses est également celle qui permet de sélectionner la sensibilité. Pour la changer, il faut soulever la couronne extérieure et puis la tourner. Il est possible de sélectionner une valeur située entre 20 et 3200.

Le déclencheur se situe très proche de la molette des vitesses. Il s’agit d’un bouton poussoir.

Pentax Asahi Spotmatic SP

Pentax Asahi Spotmatic F

Une molette classique permet d’ouvrir le capot pour y charger la pellicule et de rembobiner le film. On soulève et on tire 😉

Pentax Asahi Spotmatic SP

Pentax Asahi Spotmatic F

Lu sur Internet : « Les optiques Takumar sont encore considérés comme parmi les meilleures optiques jamais produites« .

La monture des objectifs est à vis 42mm, communément appelée M42. Comme beaucoup d’appareils à vis, cela ouvre le champ des possibilités dans l’usage des objectifs provenant d’autres marques comme les fameux Helios (pour les fans de bokeh qui tournent).

L’objectif qui nous est présenté ici est un SMC Takumar :1.8/55 (d’après Internet, c’est un des meilleurs au monde hein !). La mise au point s’effectue via la rotation d’une bague portant l’échelle des distances. Cette mise au point est considérée bonne lorsque l’image devient nette sur le dépoli du viseur. Les ouvertures vont de 1.8 à 16.

4. Verdict

Je suis assez fan de ce boitier. La prise en main est super simple, comme beaucoup de boitier argentique me direz-vous 😉 Il est robuste et dans l’ensemble assez compact. Le poids n’est pas dérangeant, assez standard en argentique. Il faut reconnaître que la possibilité d’utiliser toute une gamme d’objectifs en monture M42 sans passer par des bagues d’adaptation est une certaine aubaine pour réutiliser des optiques perdues, sans perte de qualité.

La pile n’est pas forcément nécessaire pour déclencher. Avec ou sans pile, l’appareil reste utilisable. Les possibilités de passer de 20 à 3200 ISO en utilisant le posemètre pourront ravir à la fois les fans de poses lentes et à la fois les amateurs de photographie de concert.

Vous l’aurez compris, le boitier et l’ergonomie du boitier ressemble beaucoup à pleins d’autres appareils de cette gamme et de cette époque. La grosse différence va se jouer sur votre parc optique et sur vos besoins en sensibilité.

Fomapan 400, LC29 1+9

Fomapan 400, LC29 1+9

 

Fomapan 400, LC29 1+9

Fomapan 400, LC29 1+9

 

Fomapan 400, LC29 1+9

Fomapan 400, LC29 1+9

 

Fomapan 400, LC29 1+9

Fomapan 400, LC29 1+9

 

Ressources supplémentaires :

Rémy

Depuis le temps, faudrait que je teste le numérique quand même ;)

One thought on “Test : Asahi Pentax Spotmatic F

  • 12 août 2018 at 11 h 31 min
    Permalink

    L’ergonomie des Spotmatic est à mon avis sans égale (…sauf hélas pour les personnes gauchères), car tout « tombe sous les mains ».

    Reply

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