Test : Minolta SRT 303b

Dans ma collection, il a avait un boitier Minolta SRT 303b. Il m’a fallu longtemps avant de l’approcher. Son design me faisait peur : une grosse masse noire. Mais quelle erreur, j’ai pu faire. Je vous présente la bête !

Le Minolta SRT 303b

Un peu d’histoire

La gamme SRT a été produit entre 1966 et 1981 au Japon. A son arrivée, elle fut une véritable révolution avec une mesure TTL, un diaphragme complètement automatique, deux systèmes de mesure CDS intégrés et pondérés qui permet de mieux gérer les contrastes ainsi que la mesure en pleine ouverture.

Le SRT 303b, lui, est produit entre 1975 et 1977. Je possède la version noire mais sachez qu’il existe une version chromée. C’est le petit frère du Minolta SRT 303 et le jumeau du SRT 202b mais destiné au marché européen. La grande différence avec le 303 est la perte de l’utilisation flash magnésium.

En détails

  • Origine : Japon
  • Date de production : 1975-1977
  • Surface de la visée : 100%
  • Système de mesure : TTL
  • Cellules : deux CDS, une en partie haute du viseur et l’autre en partie basse (système CLC – Contrast Light Compensation)
  • Information dans le viseur : temps de pose, diaphragme, mesure de la lumière
  • Système de mise au point : verre de visée, avec en son centre des microprismes et un stigmomètre horizontal
  • Obturateur : 1 au 1/1000 de seconde, pose B
  • Sensibilité : 6 à 3200 ISO
  • Format du film : 135 (24×36)
  • Nombre de poses maximal : 36
  • Pile : V625U – LR9
  • Retardateur : environ 10 sec
  • Poids vide : 700 g

Son dos avec le rangement pour carton de pellicule

Prise en main

Ce boitier, par son design brut et sa masse, me faisait un peu peur. En effet, il est imposant à coté de mon Minolta XD-7 chéri. Mais ayant pris mon courage à deux mains, et introduisant une pellicule, j’ai rapidement changer d’avis.

Certes, il est lourd, ce qui est logique quand on connait la complexité de cet appareil entièrement mécanique. Mais il est si fluide qu’on oublie facilement ce détail. De plus, il peut fonctionner sans pile. Ainsi, plus de crainte du manque de pile. Vous ne serez pas bloqués quand la pile sera finie et vous pourrez continuer à shooter tranquillement (à condition d’être épaulé d’une cellule à main ou de votre expérience tout de même). Et ça mon Minolta fétiche ne le fait pas.

Simple, épuré, efficace

La prise en main se fait naturellement. Rien de bien particulier. Je trouve ses lignes moins fluides, moins arrondies que celle du XD7 mais cela ne gène en rien appréhension de la bête.

Le système de mesure est vraiment une merveille. Il permet une bonne gestion des contre-jours et une exposition moyenne correcte.

Verdict

Mise à part son poids qui me freinait (certains l’appellent « Le Tank »), le Minolta SRT 303b est un superbe appareil photo, extrêmement polyvalent et très pratique. Bourré de qualité, dont la principale reste donc système de mesure, il vous accompagnera partout et en toutes circonstances. Il sera un ami fidèle grâce à son utilisation possible sans pile.

Photographié avec le Minolta SRT 303b – TriX à 400 ISO développée en D76.

Photographié avec le Minolta SRT 303b – TriX à 400 ISO développée en D76. (L’abus d’alcool est dangereux pour la santé)

Photographié avec le Minolta SRT 303b – TriX à 400 ISO développée en D76.

Photographié avec le Minolta SRT 303b – TriX à 400 ISO développée en D76.

 

Anaïs

Parce que l'argentique est tellement plus sensuel...

5 pensées sur “Test : Minolta SRT 303b

  • 8 novembre 2018 à 14 h 36 min
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    J’avais un a priori sur ce genre de boîtier argentique. Apparemment, il a plutôt pas mal. Tu as su exciter ma curiosité quand tu mets l’accent sur son système de mesure efficace. C’est un point important pour moi. Si jamais je tombe sur un exemplaire lors d’une brocante, je le prendrai en main. A part son poids et son design, quels sont les principales différences avec le XD7. Merci pour tous ces posts sur le matériel argentique et les pellicules.

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    • 7 décembre 2018 à 20 h 48 min
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      La gamme SRT est entièrement mécanique, et fonctionne sans pile, celle-ci ne sert que pour la cellule. Ils ont des obturateurs tissus et disposent du relevage de miroir (comme sur les boitiers pros). Cependant les SRT sont conçus pour fonctionner avec de vieilles piles PX-625 au mercure de 1,35V, qui n’existent plus aujourd’hui (la cellule peut ne pas être juste avec les alcaline 1,5V d’aujourd’hui). Ils ne fonctionnent évidement qu’en tout manuel et ce sont des appareils très lourds et volumineux, mon SrT101 est aussi lourd que mon Nikon F FTn !!! Les SRT sont connus pour être rustiques et très solides, ils ont une bonne gueule vintage et sont agréables à utiliser.

      La gamme XD n’a rien à voir, surtout le XD7. C’est un appareil petit et léger, comme un AE-1 ou un Nikon FE/FM. Le XD7 a un obturateur hybride, il ne fonctionne sans plie qu’en pose B ou au 1/100ème de sec.
      Le XD7 a un obturateur à lames métalliques et ne permets pas le relevage du miroir. En revanche il a une mesure de la lumière plus moderne et performante que les SRT, un verre de visée type acute matte très lumineux et les indications de la cellule dans le viseur sont à diodes et non à aiguilles noires comme dans les SRT. De plus il utilise de simples piles LR44 1,5V très courantes.
      En 1977 le XD7 était révolutionnaire car c’était le premier boitier à avoir les deux modes de priorités : diaphragme et vitesse (avec les objectifs MD), en plus de l’usage en manuel. Cependant il reste parfaitement compatible avec tous les objectifs Minolta en monture SR. C’était un petit bijoux de technologie à l’époque, tout en étant très simple d’utilisation. Il servit de base au Leica R4, ainsi que des suivants jusqu’au R7.

      Que ce soit le SRT303 ou XD7, ce sont deux très bons boitiers réputés chez les Minoltistes, mais ils n’ont vraiment rien à voir ! Ça va dépendre de ton usage de la photo.

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  • 8 novembre 2018 à 21 h 10 min
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    Dans le même genre et à peu près de la même époque, j’ai un Yashica tl Electro X its.
    Noir. Mêmes fonctionnalités que ton Minolta. Avec une pile, mais utilisable sans.
    Côté construction, c’est un truc massif. Tu peux planter des clous avec.
    1050g, il pèse !

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  • 2 décembre 2018 à 18 h 52 min
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    Srt 101 et 303 couverture du viseur environ 95% (correspond en gros aux caches des diapos) .

    Piles px 625 1,35 volt a l’origine , pour garder l’exactitude de la mesure il faut utiliser des Wein Cell MRB625 zinc air 1,35 volts (se trouvent sur eBay) .
    Les pies v625px font 1,5v et nécessitent de recalibrer les cellules ou d’appliquer un coefficient correcteur

    Sinon appareils robustes et très agréables a utiliser , rendus célèbres a l’époque par David Hamilton
    Optiques MC Rokkor de très bonne qualité

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  • 2 septembre 2019 à 18 h 59 min
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    Bonjour,
    Je relance ce topic pour savoir s’il est possible (si vous connaissez) un réparateur sur l’Ile-de-France, qui pourrait réparer la cellule de mon Minolta SRT 303 qui pour le reste fonctionnent encore merveilleusement bien ?
    Merci pour vos conseils,

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