Test : Canon A-1

Aujourd’hui, nous vous présentons un incontournable de la gamme Canon.

Canon A-1

Un peu d’histoire

Sorti en 1978, Le Canon A-1 était le fleuron de la série A du constructeur nippon. La série A permettait aux amateurs de goûter aux joies de la photographie sans débourser des sommes gargantuesques en matériels professionnels. Devenu mythique aujourd’hui, l’A-1 continue de faire rêver de nouvelles générations de photographes.

Le Canon A-1 portait une innovation de taille pour l’époque. Le boîtier disposait du premier ordinateur numérique au monde et permettait l’utilisation de cinq modes d’exposition automatique différents : priorité vitesse, priorité ouverture, mode automatique, mode flash et mode diaphragme fermé. Une prouesse introuvable chez les marques concurrentes de l’époque.

L’avantage de l’A-1 ne s’arrête pas à son automatisme. En effet, son champ de sensibilité est également très étendu (6 à 12 800 ISO) et permet d’affronter les situations d’éclairage les plus critiques. La commande de surimpression devient un atout créatif d’une facilité déconcertante et s’enclenche en un tour de main. De plus, l’appareil dispose d’une excellente ergonomie, notamment grâce à sa poignée « sport » qui lui confère une tenue en main rassurante.

Canon A-1

En détail :

  • Origine : Japon
  • Date de production : à partir de 1978 à 1985
  • Corps : en alliage
  • Format de film : 135
  • Format des prises de vue : 24×36
  • Objectif : interchangeable
  • Vitesses : 30 à 1/1000 de seconde
  • Mise au point : manuelle
  • Sensibilité : de 6 à 12800 ISO
  • Viseur : reflex
  • Armement par levier
  • Cellule : intégrée, nécessitant 1 pile (6 V)
  • Filetages pour trépied (vertical sous le corps)
  • Poids : 620 grammes nu ; 800 grammes avec un 50 mm 1.8 

Canon A-1

La prise en main

Selon moi, le succès du Canon A-1 se justifie par sa familiarité avec les appareils modernes. En effet, l’électronique embarquée lui permet une prise de vue redoutable. Il suffit de charger une pellicule, embrayer le mode priorité ouverture et déclencher à loisir. On ne peut que regretter un autofocus, mais il était déjà tellement en avance sur son temps que ce reproche serait déplacé. Le Canon A-1 jouit d’une très bonne réputation. Cependant, l’appareil comporte quelques défauts latents ; nous les aborderons un peu plus loin.

La solidité du boîtier est remarquable, on appréciera un capot en alliage contrairement à l’AE-1 qui lui est en plastique. La poignée sport est également qualitative. Cela peut paraître idiot, mais mon choix s’était porté sur un A-1 principalement pour sa poignée.

La sélection des vitesses et de l’ouverture s’opère désormais à l’aide du sélecteur frontal. Il devient inutile de quitter le viseur de l’œil : toutes les informations sont affichées par diodes rouges qui contrastent bien avec le fond du cadre noir. Le viseur lumineux fournit une couverture de 93,5% et offre une visée relativement précise.

Nul n’est parfait en ce monde et l’A-1 n’échappe pas à la règle. Avec le temps, l’appareil développe trois pathologies facilement réparables. La première est le fameux  Squeak  caractéristique aux A-1 et AE-1. Ce grincement se produit lorsque la lubrification des rouages n’est plus suffisante. La deuxième est l’erreur EEEE EE parfois visible dans le viseur. La solution consiste à enclencher la surimpression et déclencher ensuite, ceci annule le problème provisoirement. Enfin, l’aimant déclencheur situé sous la semelle du boîtier finit par rendre l’âme après un certain temps. Son remplacement sera obligatoire.

Canon A-1

Verdict

Le Canon A-1 est une expérience fantastique ! C’est un boîtier idéal pour débuter en argentique. Il vous permettra de commencer en douceur avec ses modes automatiques. Léger, élégant et discret, il sera parfait pour le voyage, le reportage ou la photographie de rue. Le Canon A-1 se trouve facilement sur les sites de vente. Son prix varie généralement en fonction de son état et se situe entre 50 et 150 euros.

Fuji Superia 200 et Canon A-1

Fuji Superia 200 et Canon A-1

4 thoughts on “Test : Canon A-1

  • 29 septembre 2017 at 23 h 47 min
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    C’était mon boîtier favori avant le passage à F-1.
    A-1 a l’avantage d’avoir un viseur avec l’affichage numérique et le verrouillage d’exposition(son grand frère F-1 ne l’a pas!)

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  • 12 octobre 2017 at 21 h 25 min
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    après un FTb (1976) et un AE1 (1978), mon A1 et son 50 mm m’ont accompagné un peu partout depuis 1981.

    Il est en semi-retraite mais sert encore pour une ou deux Tmax 400 par an. Et j’ai toujours autant de plaisir à l’utiliser.

    Léger, discret, un viseur limpide, des optiques FD de qualité et pas trop chères : que des qualités !!! On change la pile tous les 3 ou 4 ans et c’est tout.

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  • 15 octobre 2017 at 8 h 50 min
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    quelqu’un sait comment on fait de la surimpression avec ce boitier ?
    merci.

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