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Nous avons testé pour vousPellicule Photo

Test : Pellicule Lomography Black & White Fantôme Kino 8

Pellicule Lomo Fantome Kino 8

Lomography, que vous devez bien connaître si vous vous intéressez à la photographie argentique, sort une nouvelle pellicule Noir et Blanc utilisable à partir de 8 Iso. Son petit nom : La Black & White Fantôme Kino 8 !

Avant de commencer, nous tenions à remercier Lomography pour nous avoir confié le test de la pellicule en avant-première. C’est la raison pour laquelle nous ne postons pas de photographie de la boîte, le design était toujours en cours de conception côté Lomography 😉 Nous utiliserons donc les photos provenant de Lomography pour illustrer le packaging.

 

[Mise à jour de l’article du 15 avril 2020 : L’article a été rédigé au moment de la réception de la pellicule. Entre temps, Lomography a publié son communiqué officiel. Certaines choses seront donc rajoutées à l’article de base].

 

Pellicule Lomo Fantome Kino 8
Crédit Photo : Lomography

 

Caractéristiques de la pellicule

Nous avons eu très peu d’informations sur cette pellicule concernant sa provenance et sa génèse. Toujours est-il qu’une pellicule 8 ISO n’est pas courant et que cela permet d’ouvrir le champs des possibilités photographiques, notamment en mettant ses filtres ND de côté le temps d’une pellicule. La pellicule est au format 35 mm pour 36 poses.

Voici quelques informations tout de même :

  • Le film est noir et blanc
  • Le film se développe avec de la chimie standard
  • Le film est très contrasté avec une faible latitude d’exposition.
  • Le film ne supporte pas une compensation d’exposition de plus d’ 1/3
  • Le film conserve peu de détails dans les ombres. Sa tendance est à faire ressortir les hautes lumières

La pellicule est actuellement en pré-commande à 7,12 euros. Elle sera à 8,90 euros par la suite.

Conseils de prise de vue

Lorsque vous travaillez avec une pellicule à bas ISO, il faut suivre quelques recommandations :

  • Privilégier un appareil où passer en mode manuel est possible
  • Utiliser un trepied afin d’éviter les flous de bougés
  • Indépendamment de la cellule intégrée (si votre appareil en possède une), utiliser une cellule externe pour avoir une meilleure exposition
  • Relever le miroir de l’appareil afin d’éviter le maximum de vibrations involontaires
  • Le petit plus : utiliser un câble permettant de déclencher l’obturateur
  • Un bon livre au cas où les poses sont vraiment très longues, mais cela dépendra de l’image 😉

Bref, ce sont les conseils de base pour toute prise de vue en pose longue 😉  Par ailleurs, il ne s’agit que de recommandations. Faites ce qui vous plaît !

 

Développement de la pellicule

Lomography recommande un développement avec du Kodak D96 (ou équivalent) durant 5 minutes et 50 secondes à 21°C.   Le Kodak D96 est un révélateur spécialisé dans les films cinématographiques et est produit généralement en quantité industrielle. On peut le trouver chez quelques marchands sous le nom « Bellini (Kodak) D96 ». Bellini est un fabriquant de produit d’origine italienne. Il permet notamment de développé la pellicule Cinestill BWxx. Un révélateur pour film à faible contraste pour un film très constraté !

[Ajout]. Lomography a créé un guide pour cette pellicule très bien fait. Vous pourrez le trouver en cliquant ici. Voici un extrait de cette documentation avec la liste des révélateurs qu’il est possible d’utiliser :

Table de dev Fantome Kino
Table de dev Fantome Kino

 

On pourrait presque dire qu’il y a un classement du moins constrasté au plus contrasté (je plaisante !)

N’ayant pas de Kodak D96 sous la main, il semblerait que les formules du D76 (solution stock) et D96 soient assez proches. Cependant, comme je suis assez joueur, je vais utiliser de l’Ilford LC29 (qui date un peu) en 1+19 durant 7 minutes à 20°C. Le souci avec le LC29 est qu’il contraste beaucoup plus qu’un D76. Le LC29 est assez proche quand à lui du Kodak HC 110. Il y a donc un risque que les images soient beaucoup trop contrastées en fonction des prises de vue.

Le développement de la pellicule a été réalisée en suivant cette méthode  :

  • Révélateur LC29 1+9 à 20°C durant 5 minutes 30 secondes. Agitation continue durant la première minute, puis une agitation de 10 secondes toute les minutes,
  • Bain d’arrêt à base de vinaigre blanc durant 1 minute en agitation continue,
  • Fixateur Ilford Rapid Fixer durant 5 minutes avec agitation continue durant la première minute, puis agitation de 10 secondes toutes les minutes,
  • 1er rincage à l’eau claire durant 2 minutes en agitation continue,
  • 2ème rinçage à l’eau claire durant 2 minutes en agitation continue,
  • Eau claire + 1 goutte d’antistatique durant 1 minute en agitation continue.

Cette méthode est à adapter en fonction de vos habitudes bien entendu.

 

Quelques images

Toutes les images ont été réalisées avec un Olympus OM2 et son fidèle 50 mm F/1,4 en mode manuel afin de pouvoir shooter en 8 ISO. Une cellule à main a été utilisée. Je complèterai dès que possible avec les informations de prise de vue (ouverture et vitesse) afin de mieux se rendre compte du résultat.

 

Pellicule Lomo Fantome Kino 8
Crédit : Dans ta Cuve ! (Olympus OM2, 50mm)

 

Pellicule Lomo Fantome Kino 8
Crédit : Dans ta Cuve ! (Olympus OM2, 50mm)

 

Pellicule Lomo Fantome Kino 8
Crédit : Dans ta Cuve ! (Olympus OM2, 50mm)

 

Pellicule Lomo Fantome Kino 8
Crédit : Dans ta Cuve ! (Olympus OM2, 50mm)

 

Verdict

Au niveau de la prise de vue, je n’ai pas vraiment eu de souci, j’ai presque tout fait à main levée malgré les vitesses utilisées : 1/20ème ou 1/30ème dans certains cas. Le 1/60ème a souvent été utilisé en restant sur des ouvertures 1.4 voire 1.8.

Première surprise. La pellicule se développe très bien. Aucun souci en mise en spire. Elle ne s’est pas collée sur elle-même durant le développement, elle est bien fine et n’a pas vrillé durant le séchage à l’air libre.

Seconde surprise. Le haut contraste des négatifs. Des noirs et blancs très contrastés, cela tombe bien, c’est un peu le but. La définition est très nette et la lecture est agréable via ma petite loupe.

On peut voir que sur les images, j’ai essayé de rattraper les contrastes après le scan en manipulant pas mal de courbes pour avoir un peu de détail. Les ciels ont disparus. Je pense qu’il y a eu deux soucis de ma part : les vitesses et le révélateur. J’aurais du mieux ajuster les vitesses en fonction des sujets. De plus, le LC29 contraste beaucoup. J’aurais dû rester sur 6 minutes 30, voire 6 minutes seulement. La prochaine fois, je partirai même sur du D76 qui a tendance à être « moins agressif » sur le contraste ; d’autant plus que dans le cas présent, il ne s’agit que de photos réalisées dans la rue et non des portraits donc les mesures de lumière doivent être portées sur toute l’image et non, un sujet prévis.

Lorsque j’aurais le temps, j’irai en travailler quelques unes sous agrandisseur. Le scan en lui-même génère beaucoup de défaut sur les images d’une manière générale. Je pense que le scanner, un epson v700, s’est un peu perdu dans son job et à retranscrit ce qu’il pouvait. La seconde pellicule sera mieux gérée 😉

En bref, chers amatrices et amateurs de contrastes. Cette pellicule est faite pour vous ! Il y a vraiment moyen de se faire plaisir. Cette pellicule est très intéressante, notamment par la sensibilité assez faible et son contraste que vous pouvez augmenter en choissisant un révélateur adequat. La même pellicule en utilisation sténopé doit être très sympa avec des temps de poses pas forcément trop longs. Petite nouveauté sympa apparue au moment de la mise à jour de l’article : une version 13 ISO va prochainement sortir 😉

 

Vidéo

Et voici une petite vidéo avec plusieurs images afin de bien vous rendre compte des possibilités de la pellicule.

3 comments
  1. Julien

    Au vu de la description un peu mystérieuse, c’est un film audio pour le cinéma, Faible iso pour exposition laser, définition très élevée. Contraste maximum et grain très fin.

    Ça se rapproche comme le Babylon Kino, des stocks ORWO / InovisCoat.
    Sans doute de la TF12 pour la Fantom Kino, mais une interrogation subsiste car Lomography la décrit comme panchromatique …
    Astrum produit aussi ces films techniques, avec la ZT-8 pour exemple. Mais il est caractéristique par sa couleur …
    De la DN21 qui lui est un film de reproduction, pour la Babylon Kino.

    Voilà les fiches techniques : http://www.filmotec.de/wp-content/uploads/2010/08/V-I-TI-TF12d-e.pdf

    Films Washi a déjà bien développé cette gamme de films, on les trouve avec les références « A » et « S » …
    OWAX a fait aussi une incursion dans cette gamme avec la Violeta 10iso …

  2. kadok

    Salut.
    La vidéo en fin d article permet de mieux saisir la sensibilité de cette pellicule. Je suis étonné par les resultats (surexposées pour certaines) avec la vitesse (1/60 en general) retenue qui me semblait à priori trop rapide pour un iso si bas au vu du ciel plus ou moins couvert que la video retranscrit.

    Je viens de récupérer plusieurs rouleaux de kodak Eastman 5234 à 6 iso. Vivant dans un pays chaud qui impose une luminosité tres forte entre 6h et 16h, la vidéo de démonstration va mettre utile car je ne possède pas de cellule indépendante.
    Merci « Dans ta cuve » et bonne continuation.

    1. Rémy

      Salut,
      Merci à toi 😉
      Attention également à une chose très importante : le développement. J’ai joué un peu avec un révélateur assez contrasté donc cela joue beaucoup. Je pense qu’il faudra partir sur du D76 pour la lomo kino

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