Le développement Noir et Blanc à la maison

Etape obligatoire dans la photographie argentique: le développement. Vous ne savez pas faire? On vous explique les bases du développement! Même pas peur!

Vous verrez, c'est pas si dur que ça.

Vous verrez, c’est pas si dur que ça.

Vous vous mettez à l’argentique? Oui? Alors vous savez qu’il est plus simple de débuter par le Noir et blanc. Mais à un moment ou un autre, il faut bien développer la pellicule. Comment faire? Passer par un labo? C’est possible, mais c’est parfois assez cher et moins fun. Développer vous-même? Facile!

Attention! Ici, on ne vous explique que la procédure de base. Nous développons tous d’une manière différente. C’est à vous d’adapter cette procédure d’une manière ou d’une autre afin d’avoir le résultat que vous attendez. Les petites subtilités et les habitudes de chacun seront évoquées dans un prochain article. Si c’est votre tout premier développement, suivez le processus à la lettre…

1. Matériel nécessaire

Contrairement aux idées reçues, le développement nécessite assez peu de place et peu de matériel. Il vous faut au minimum:

  • Une cuve de développement
  • Une spire
  • Un décapsuleur pour boire un coup pendant le développement
  • Une paire de ciseaux
  • Un thermomètre
  • Une éprouvette graduée
  • 3 brocs, ou au moins des récipients permettant de mesurer des volumes (vous savez, les trucs pour la farine et le sucre 🙂 )(par contre, ne réutilisez pas ces récipients pour la cuisine après…)
  • Un chronomètre
  • Une corde à linge
  • Des pinces à linge
Matériel nécessaire

Le développement nécessite assez peu de matériel

La cuve est un récipient qui vous permet de faire le développement en pleine lumière, une fois les films chargés dans les spires, et ces dernières enfermées dans la cuve. Il en existe en différentes tailles et marques. Une cuve 2 spires est très bien pour débuter: vous pourrez y développer deux films 135 ou un film 120.

2. Chimie

Le développement Noir et Blanc se fait en 3 bains. Il faut:

Le révélateur est le premier bain que l’on utilise. Ce bain permet de faire réagir tous les grains d’argent de la pellicule qui ont été exposés à la lumière.

Il est commercialisé par différentes marques sous différentes formes: liquide concentré ou en poudre. Les révélateurs liquides sont les plus pratiques, mais ne se conservent pas bien dans le temps. En effet, quand vous entamez le flacon, la solution s’oxyde au contact de l’air: elle change de couleur, et perd de son efficacité au cours du temps. Les révélateurs en poudre se conservent plus longtemps en poudre. Mais une fois préparés, ils souffrent des mêmes symptômes que les révélateurs liquides.

Pour un premier développement, choisissez un révélateur assez versatile comme l’ ID-11 d’Ilford. C’est un révélateur qui supporte très bien les petites erreurs au développement. Un autre révélateur classique que vous pouvez tenter est le D-76, mais ce dernier doit-être préparé avec un peu d’avance, car c’est un révélateur en poudre. Avec l’expérience et le temps, vous choisirez le bon révélateur qui vous convient pour obtenir le rendu que vous souhaitez en fonction de votre pellicule préférée…

Le bain d’arrêt est le deuxième bain du développement. Ce bain permet de stopper l’action du révélateur. Pour celui là, c’est très simple: prenez du vinaigre d’alcool à 8° (le vinaigre blanc de votre supermarché favori), que vous diluerez dans de l’eau. Le dosage sera expliqué plus bas.

Le dernier bain est le fixateur. Ce bain permet de figer la pellicule et de conserver son état dans le temps. N’importe quel fixateur du marché conviendra. Le fixateur est peu sensible à l’oxygène de l’air, mais perd un peu de son efficacité au cours du temps et de son utilisation. Avant chaque développement, versez en un peu dans une coupelle, et mettez-y un bout de pellicule (celle de l’amorce par exemple). Si la bande test devient transparente dans un temps raisonnable (pas plus de 30 secondes dans la solution stock), le fixateur est encore bon. Sinon, changez-le.

Le fixateur

Le fixateur rend transparent un film qui n’a pas été révélé. Ne confondez surtout pas les bains, sinon, vous perdrez vos photos.

Vous aurez également besoin d’un agent mouillant à la dernière étape du développement. Pour ce dernier, il existe des solutions dans le marché, mais votre produit vaisselle marchera très bien!

3. Dilutions

Sur les notices et chartes de développement, vous lirez souvent des notations du type: 1+4 ou 1+9. Il s’agit de la dilution par rapport à la solution de référence (solution stock: la solution concentrée en flacon, ou celle que vous avez préparée à partir de la poudre).

Pour obtenir une solution 1+4, il faut un volume de solution stock pour 4 volumes d’eau. Pour une solution 1+9, il faut un volume de solution pour 9 volumes d’eau. Donc, pour faire 300mL de solution à 1+4, il faut… 60mL de solution stock et 240mL d’eau. Pour 300mL à 1+9, il faut… 30mL de solution stock et 270mL d’eau. Ne me dites pas que vous avez sorti la calculette? 🙂

4. Le « labo »

Le développement de pellicule peut se fait en plein jour, contrairement aux idées reçues! Il n’y a qu’une seule étape nécessitant l’obscurité totale.

Il vous faut donc une pièce, idéalement sans lumière extérieure, avec un point d’eau et un petit peu d’espace pour manipuler la cuve et les chimies. Si vous avez une telle pièce, mettez vous dedans, et fermez la porte. Attendez quelques instants, le temps que vos yeux s’habituent à l’obscurité. Puis repérez toutes les sources possibles de lumières entrantes, surtout près de la porte (ou des portes) de votre pièce. Une fois les fuites identifiées et colmatées, votre labo est prêt!

Si vous n’avez pas de pièce totalement obscure, procurez vous un manchon de chargement. C’est un sac isolé de la lumière qui vous permet de manipuler les pellicules en plein jour en toute tranquillité…

5. Le chargement en spire

Attention, ici, on vous explique la méthode avec une spire auto-chargeuse Paterson. Cette spire facilite la mise en spire. Pour les autres types de spires, reportez-vous au manuel.
C’est l’étape un peu difficile quand on n’a pas l’habitude, car elle se fait dans le noir total ou à l’intérieur du manchon. Vous ne voyez donc pas ce que vous faites. Mais rassurez-vous, rien de surhumain…

Vous aurez besoin de la pellicule à développer, de la paire de ciseaux, de la spire auto-chargeuse et de la cuve. Vous aurez éventuellement besoin du décapsuleur (et du manchon si vous n’êtes pas dans l’obscurité).

Assurez-vous que vos mains sont propres et sèches, ainsi que tous les objets qui vous seront utiles. La cuve doit être ouverte afin de recueillir la spire chargée.

Disposez tous vos éléments sur votre petit espace. En pleine lumière, mémorisez l’emplacement de chaque objet. Pensez à repérer l’entrée de la spire (que vous trouverez plus tard dans l’obscurité en parcourant la spire avec les doigts) Si vous utilisez un manchon, mettez tous les objets dans le manchon

Disposition du matériel

Disposez le matériel dont vous avez besoin, et mémorisez l’emplacement de chaque élément

Entrée spire

Pensez à repérer l’entrée de la spire auto-chargeuse.

Il y a deux cas de figure: soit l’amorce est sortie de la cartouche, soit l’amorce est à l’intérieur.

Commençons par le cas le plus simple: le cas où l’amorce est sortie de la cartouche. A la lumière, découpez l’amorce et arrondissez les coins pour que la pellicule ne se bloque pas pendant le chargement.

Arrondir les coins

Découpez l’amorce et arrondissez les coins. Cette opération peut se faire en pleine lumière si l’amorce était sortie de la cartouche.

Introduisez la pellicule

Introduisez le début de la pellicule dans la spire. Cette opération peut se faire en pleine lumière si l’amorce était sortie de la cartouche

Eteignez la lumière, ou faites le reste dans le manchon. Faites avancer la pellicule dans la spire: un des deux plateaux est mobile et, en faisant des aller-retours, permet de faire avancer la pellicule.

Va et vient

Par quelques mouvements de va-et-vient, faites avancer la pellicule dans la spire. ATTENTION, cette opération s’effectue dans l’obscurité.

L’avancement de la pellicule doit se faire sans peine. Si vous avez du mal à faire avancer la pellicule, c’est qu’elle a du se coincer. Ne forcez pas la pellicule: sortez la, et recommencez.

Fin de la pellicule

Une fois arrivé en bout de pellicule, découpez-la au niveau de la cartouche. ATTENTION, cette opération s’effectue dans l’obscurité.

Introduisez la spire

Introduisez la spire dans la cuve. ATTENTION, cette opération s’effectue dans l’obscurité.

Refermez la cuve

Refermez la cuve. ATTENTION, cette opération s’effectue dans l’obscurité.

Otez le couvercle de la cuve

Otez le couvercle de la cuve. ATTENTION, cette opération peut ne pas se faire dans l’obscurité.

Vous pouvez maintenant allumer la lumière. Ouf!

Si l’amorce n’était pas sortie, la mise en spire n’est pas fondamentalement différente: dans l’obscurité, utilisez un décapsuleur pour ôter le couvercle de la cartouche. Sortez la pellicule et faites toutes les étapes ci-dessus dans l’obscurité. Faites attention, toutefois, à ne pas froisser la pellicule ou la faire traîner sur votre plan de travail. Une pellicule, c’est fragile!

Entraînez vous une fois en pleine lumière avec une pellicule à sacrifier.

6. Préparation des bains

Il vous faut, maintenant, préparer vos 3 bains. Ces bains doivent respecter certaines températures. En général, les températures indiquées sur les chartes de développement ou sur les flacons sont de 20°C ou de 24°C. Choisissez une température de développement.

Pour une première fois, choisissez la température la plus basse: le temps de développement sera plus long, mais une erreur de temps sur cette longue durée est moins dramatique que sur une durée de développement plus courte. Pour chaque bain, en diluant la solution de base avec l’eau à la bonne température, vous obtiendrez le bain à peu près à la bonne température. Il faut savoir qu’en noir et blanc, les petits écarts de température de l’ordre de 1 degré ne sont pas dramatiques. Si vous êtes à peu près à la bonne température, c’est bon.

En hiver, il n’est pas facile de garder les bains à la bonne température. Pour ce faire, mettez vos brocs dans un bac avec de l’eau à la bonne température.

En été, l’eau du robinet est parfois un peu chaude. Anticipez votre développement en mettant de l’eau dans votre réfrigérateur, et surveillez son refroidissement. Sortez l’eau lorsqu’elle atteint la bonne température.

Préparez le révélateur selon la dilution et la température que vous aurez choisies. Préparez ensuite le bain d’arrêt. Pour celui-ci, préparez une solution à 1+3 à partir du vinaigre d’alcool à 8°. Préparez le fixateur selon la dilution préconisée sur la notice.

Ne confondez surtout pas les trois bains: mettez une étiquette sur chaque broc.

7. Développement

Cette procédure est une procédure de base. Nous avons tous nos petites habitudes. Dans un prochain article, on vous expliquera quelques subtilités…
Avant de commencer, notez le temps pour chaque bain: celui du révélateur est indiqué sur la notice de la pellicule, du révélateur ou sur une charte de temps de développements. Celui du bain d’arrêt est de 30 secondes. Celui du fixateur est aussi indiqué sur la notice du fixateur.

Nous voilà dans le vif du sujet! Nerveux? Meuh non, vous allez voir, tout va bien se passer. Allez, on y va…

On commence par faire le prémouillage. Cette étape n’est pas obligatoire avec un film 135 noir et blanc. Elle permet de mettre le film à la bonne température de développement et de dissoudre la couche anti-halo du film, ce qui permet de réduire les risques d’avoir un développement non-régulier. Introduisez de l’eau à la même température que le révélateur, et videz la cuve après une trentaine de secondes.

Mettez le révélateur(ne vous trompez surtout pas) dans la cuve et déclenchez le chronomètre. Vous devez absolument verser le révélateur d’un trait. Allez-y franchement, mais n’y allez pas trop brusquement non plus. Vous ne devez pas former de bulles en versant le révélateur. Refermez immédiatement la cuve et faites une série de 4 retournements de la cuve sur les 10 premières secondes. Allez-y doucement. Une fois les 4 retournements faits, tapotez très légèrement le fond de la cuve sur un chiffon afin d’éliminer d’éventuelles bulles sur la pellicules. Attendez jusqu’à ce que le chronomètre indique 1:00. Refaites une série de 4 retournements. Procédez ainsi toutes les minutes jusqu’à la fin du temps de révélation. Prévoyez quelques secondes avant la fin de ce temps pour ouvrir le couvercle de la cuve (celui qui permet de verser les produits, laissez le film à l’abri de la lumière, c’est important…) et la vider.

A la fin du temps, versez le révélateur, et introduisez immédiatement le bain d’arrêt. Ce bain dure une trentaine de secondes et a pour but de stopper les effets du révélateur. Pendant toute la durée de ce bain, faites des retournements de la cuve. Videz la cuve à la fin de ce bain.

Introduisez maintenant le fixateur. Procédez exactement comme pour le révélateur: 4 retournements de la cuve à l’introduction, puis 4 retournements toutes les minutes. Videz ensuite la cuve.

On y est presque! Il faut maintenant rincer le film. Il y a plusieurs écoles. Certains font couler de l’eau pendant plusieurs minutes dans la cuve, d’autres laissent de l’eau stagner dans la cuve pendant une dizaine de minutes. Voici une autre méthode, avec plusieurs rinçage, qui demande un peu de patience mais qui marche bien:

  • 1e rinçage: remplissez la cuve d’eau, et videz là immédiatement
  • 2e rinçage: remplissez la cuve d’eau, faites 5 retournements de cuves et videz là
  • 3e rinçage: remplissez la cuve d’eau, faites 10 retournements de cuve et videz là
  • 4e rinçage: remplissez la cuve d’eau, faites 20 retournements de cuve et videz là. Pour ce rinçage, utilisez de l’eau déminéralisée. Si vous n’en avez pas, de l’eau filtrée par carafe peut suffire
  • Dernier rinçage: mettez une petite goutte d’agent mouillant ou de liquide vaisselle. Ouvrez la cuve (la pellicule ne risque plus rien si vous l’avez bien fixée), et versez de l’eau déminéralisée. Ne faites surtout pas mousser. Sortez la spire doucement de la cuve.

Votre pellicule est développée! Sortez très délicatement la pellicule de la spire. Pour la faire sécher, tendez une corde à linge dans un endroit sec et le moins poussiéreux possible, accrochez le film par une de ses extrémités à la corde avec une pince à linge ou une pince dédiée aux films. Une fois accroché, le film a tendance à se courber. Pour la faire sécher de manière bien droite, mettez une pince à linge à l’autre extrémité du film. Laissez le film sécher pendant quelques heures. Ne touchez surtout pas le film avant qu’il ne soit complètement sec, vous risquez de l’abîmer ou de le salir.

Voilà! Vous savez développer une pellicule noir et blanc! Dans un prochain article, on vous donnera quelques détails supplémentaires à savoir sur le développement, ainsi qu’un diagnostique sur les problèmes courants de développement!

8. Liens et bibliographie

  • Massive Dev Chart: un site recensant tous les temps de développement pour un certain nombre de pellicules et de révélateurs
  • Philippe Bachelier, Noir et blanc, De la prise de vue au tirage, 3e édition – Eyrolles

Avez-vous vos petites habitudes en matière de développement? Si oui, n’hésitez pas à nous partager vos petites astuces en commentaire!

steakhachai

Passionné de photo. Se déguise en Ingénieur en Informatique 5 jours par semaine. Anime le blog Steakhachai.fr. Se demande parfois qui qui qui sont les Zorki. Qui qui qui mais qui.

58 thoughts on “Le développement Noir et Blanc à la maison

  • 15 novembre 2012 at 17 h 20 min
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    J’ai un peu la même à quelques détails près, notamment sur le temps du bain d’arrêt. De même j’ausculte toujours le film après un passage dans le révélateur. Chacun ses petites habitudes

    En tout cas très bon article, il faut le clamer haut et fort, le développement c’est facile et ça coûte vraiment pas cher. En dehors des produits, on trouve tout ce qui faut dans les placards ou dans les magasins de bricolage. Il parait qu’on peut même faire son révélateur avec du marc de café (pas essayé encore)

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  • 15 novembre 2012 at 18 h 07 min
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    Ça se lit d’une traite. Une belle recette de cuisine. 😉

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  • 15 novembre 2012 at 19 h 27 min
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    Un article qui va dans le sens que je prône depuis longtemps : le développement est à la portée de tous. Cela me fait penser que j’en fais avec mes élèves de 10 ans en classe chaque année.

    Le plus difficile pour un débutant est de trouver les temps de développement et de faire le tri parmi la masse d’info sur le web. Comme je l’ai écrit, il y a presque deux ans sur mon blog, je vous invite à consulter le site de « pirate photo » qui est un bon endroit pour trouver les temps constructeurs très facilement. Il y a même un forum bien sympa.

    Bonne continuation

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  • 16 novembre 2012 at 9 h 51 min
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    C’est super cet article ! Merci beaucoup 🙂

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  • 16 novembre 2012 at 10 h 54 min
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    « ATTENTION, cette opération peut ne pas se faire dans l’obscurité » :))

    Merci pour ce petit tuto, bien utile.
    Question: est-ce qu’il existe ce genre de spirale pour le moyen format?
    Mes recherches sont infructueuses.
    Merci d’avance.

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    • 16 novembre 2012 at 22 h 50 min
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      Oui, certains modèles de spires permettent passer d’un format à l’autre.

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      • 21 novembre 2012 at 15 h 14 min
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        Damn, merci pour l’info, je vais me mettre à chercher ça plus activement.

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        • 22 novembre 2012 at 13 h 21 min
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          J’ai une cuve Paterson « Universal » qui accepte aussi bien du 135 que du 120 si jamais 😉

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      • 4 juin 2014 at 18 h 26 min
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        Les spires ne sont pas… universelles? Perso, je n’en ai jamais vu que des permettant le 135, 126 et 120…

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        • 5 juin 2014 at 9 h 52 min
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          Certains modèles permettent plusieurs formats. D’autres, comme les modèles en inox, ne permettent qu’un seul format, si je ne dis pas de bêtise…

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  • 16 novembre 2012 at 11 h 17 min
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    il va vraiment falloir que je me lance !!!

    merci pour cet article bien détaillé

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  • 22 novembre 2012 at 13 h 24 min
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    Très détaillé, super complet. Merci et bravo !
    La mise en cuve varie un peu pour de la pellicule 120 (c’est presque plus simple en fait ^^)
    Après pareil que les commentaires plus haut, j’ai quelques différences dans la méthode de développement qu’on m’a appris (en particulier, j’agite en permanence pendant lors de la fixation), mais ca ne change rien au principe de base !

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  • 22 novembre 2012 at 23 h 16 min
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    Questions :
    – combien de films environ avec une solution de révélateur et de fixateur ?
    – des boutiques à Paris pour matériel et chimies ?
    Merci Mr Steak

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    • 23 novembre 2012 at 8 h 38 min
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      Combien de films? Ca dépend des gens. Il y en a qui utilisent du révélateur pour deux ou trois développements, il y en a qui en utilisent pour beaucoup plus en adaptant les temps… Pour le fixateur, c’est à voir aussi en testant avant d’utiliser. On apportera plus de détails à tout ça dans un prochain article.

      Sinon, à Paris, Photostock, et aussi à Beaumarchais…

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  • 26 novembre 2012 at 13 h 06 min
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    Très bon article, qq remarques :
    – je recommande au débutant l’utilisation du révélateur dans une dilution à bain perdu (c’est à dire qu’on jette le révélateur après un usage). Il y a déjà pas mal de paramètres à maitriser, inutile de rajouter celui des calculs de compensation de temps de développement.
    – astuce : un révélateur qu’on dilue à 1+1 (une part de solution stock + 1 part d’eau) c’est plus facile à mettre à température (on mesure celle du révélateur et on met de l’eau en conséquence, + chaude ou + froide, pour tomber pile-poil sur 20 degrés)
    – astuce bis : pour les révélateur à 1+1, les sachets sont vendus pour faire 1 litre de solution stock, or je vous conseille de diluer 1050 ml (5 % en plus, c’est dérisoire) car pour 1 film on utilise 150 ml et ainsi on fait 7 film au lieu de 6 avec 1 litre !
    – j’adhère au système de lavage « écolo », perso je faisait 5 séquences de 5, 10 15 20 et 25 retournements en doublant chaque étape par sécurité. Mes négatifs sont nickels après de nombreuses années. Pour une cuve de 2 films cela ne consomme que 6 litres d’eau.

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  • 24 décembre 2012 at 5 h 41 min
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    Bonjour,
    Est ce que une cuve utilisé pour du noir et blanc peut être réutilisé dans la foulée pour de la couleur. N’y a t-il pas un risque de mélange de produit résiduel?
    Doit on utilisé 2 cuves distinct? Merci d’avance pour vos réponses 😀

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    • 25 décembre 2012 at 11 h 34 min
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      Il faut toujours nettoyer la cuve après utilisation. Si elle est bien propre, il n’y aucun risque…

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    • 4 janvier 2013 at 15 h 05 min
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      Je confirme que j’utilise une même cuve pour le N&B et la couleur, et je n’ai pas eu de souci ! (ou je ne m’en suis pas encore rendu compte…!)

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  • 9 février 2013 at 19 h 20 min
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    Pour ceux qui hésitent encore, je ne peux que recommander de se lancer sans tarder dans la belle aventure du développement maison. Quelques remarques additionnelles :

    – pour débuter, le Rodinal vendu sous le doux nom de R09 aujourd’hui est un révélateur dont l’usage est extrêmement polyvalent et très documenté , il a aussi l’avantage d’être très abordable, et utilisable dans des dilutions très élevées ; c’est ma recommandation comme révélo de base pour les débutants, avant de passer à des produits plus chers et plus spécialisés.
    – concernant les spires, j’ai du mal avec les Paterson (par contre leurs cuves sont parfaites) ; j’ai une préférence pour les spires AP, beaucoup plus simples et fiable lorsqu’il s’agit de film MF et de l’étape d’amorçage surtout.
    – savoir développer soi-même en N&B, c’est apprendre à maîtriser au moins en partie l’aspect de son négatif ; c’est un peu long à apprendre certes mais ça fait partie du processus artistique, tout comme le tirage ; vous ne laisserez plus un labo toucher à vos bobines de film une fois que vous saurez !
    – pour la couleur, les investissements et la complexité augmentent de manière ingérable dès lors qu’on le fait en amateur (matériel, chimie, processus ultra normalisés et ultra précis) ; dans ce cas-là, le labo est au contraire la solution la plus sure et la plus économique à mon sens – sauf si vous habitez dans un coin perdu et que vous faites 5 ou 10 rouleaux/semaine bien sur.

    Bon apprentissage à tous 🙂

    Reply
    • 28 février 2013 at 11 h 01 min
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      Ton petit paragraphe sur la couleur me fait réagir : la couleur à la maison, ça se fait également ! Ça n’est pas si « ultra » précis que tu le dis, d’ailleurs beaucoup de témoignages peuvent être trouvés sur des sites anglophones. Cela peut se faire avec le même matériel que le n&b, et Tetenal fait des kits 1L faciles à utiliser. Le seul problème : la température. Il suffit de procéder dans une bassine, au bain-marie (dans une pièce bien chauffée si possible), à l’aide d’un chauffage d’aquarium ; il n’est pas trop difficile de maintenir les 30°C (ou 37°C, pour les plus vaillants). On arrive à des résultats tout à fait honorables. La chimie se conserve moins longtemps, certes…

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  • 7 avril 2013 at 18 h 07 min
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    Bonjour, Quel est le meilleur moyen d’essorer le film une fois suspendu?

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    • 9 avril 2013 at 19 h 05 min
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      Salut, je te déconseille d’essorer le film, l’émulsion, lorsqu’elle est mouillée est très fragile.

      Si tu as des traces calcaire après séchage, fait ton dernier rinçage avec de l’eau distillé, ou dans de l’eau avec trois gouttes (pas plus) de produit vaisselle. Voire même les deux (distillée + produit vaisselle)

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      • 9 avril 2013 at 19 h 34 min
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        Hello, je m’en doutais mais j’étais pas sûr. Jusqu’ici j’utilisais un mouchoir en papier, c’est pas mal mais ça laisse des peluches. Le prochain dév. je suivrai ton conseil. Merci bcp.

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        • 31 juillet 2013 at 19 h 20 min
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          pour éviter d’avoir trop de traces de calcaire, je passe une raclette sur le côté brillant du film (pas sur le côté émulsion !!!) : ça enlève pas mal d’eau et ça ne raye pas le film (tuyau du bouquin de Philippe Bachelet)

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      • 12 janvier 2014 at 17 h 44 min
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        Bonjour,
        Effectivement, ne jamais essorer le film ! A défaut d’eau distillée pour éliminer les traces de calcaire, on peut aussi utiliser de la Volvic.
        Bravo pour ce site que je viens de découvrir.

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  • 27 mai 2013 at 8 h 55 min
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    Merci pour ce très bon article!
    Je pense que je vais me lancer. Jusque là je n’ai expérimenté que le stenopé.
    Je viens d’acquérir un Lubitel2 et l’idée de développer mes films 120, me tente vraiment bien !

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  • 24 juillet 2013 at 15 h 23 min
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    Merci beaucoup pour cet article. Simple, concis et précis.. 🙂

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  • 2 juillet 2014 at 22 h 00 min
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    Bonjour,
    J’envisage de développer des pellicules N&B Kodak TMAX 100 asa avec du révélateur et fixateur Kodak professional
    La durée est indiquée sur le bidon du fixateur 2 à 5 minutes pour une température de 20 à 27 degrés
    En revanche, rien sur le bidon du révélateur,
    Quel est la durée du bain avec une eau à 20 degrés
    Merci de votre retour
    Patrick

    Reply
  • 1 septembre 2014 at 12 h 07 min
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    Bonjour,

    Je viens de développer ma première pellicule grâce à votre merveilleux tutorial.
    Cependant en sortant le film de sa spire, il est complétement transparent (sans la marque kodak d’inscrit)
    A quel moment ai-je râté la manip ?

    Petite précision les produits avait plus de 3 ans de vie…

    Merci

    Reply
    • 2 septembre 2014 at 10 h 19 min
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      Bonjour, soit vous avez inversé vos bains, soit votre révélateur était vraiment épuisé.

      Pensez à tester vos produits, en particulier s’ils sont vraiment vieux 🙂

      Reply
  • 16 septembre 2014 at 12 h 14 min
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    Bonjour à tous, j’ai une question totalement bête (je suppose!) mais n’y connaissant absolument rien, j’ai besoin de réponse.

    J’ai compris l’utilisation de la cuve, des produits chimiques. De ce que je comprends, la pellicule sera donc révélée et ne restera plus qu’à utiliser un scanner pour imprimer, vrai ou faux?
    Dans le cas où c’est vrai, quel est le procédé avec un agrandisseur? Est ce que l’on met direct la pellicule (non révélée) ou il faut utiliser la cuve?

    Ayant vu quelques vidéos avec un agrandisseur, on peut voir que le procédé révélateur/bain d’arrêt/fixateur est à mettre en place avec le papier photo.

    Merci d’avance. 😉

    Reply
    • 20 septembre 2014 at 17 h 06 min
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      Bonjour Newbie 😉

      Il ne faut pas tout mélanger 😉 Il y a le développement de la pellicule, le tirage sous agrandisseur et le scan pour les avoir en sauvegarde dans son ordinateur ou pour les poster sur internet (blog, etc …). Et il y a un certain ordre à tout cela.

      1 – Mettre la pellicule dans l’appareil
      2 – Faire des photos
      3 – Développer (ou révéler) la pellicule via le tutoriel (celui de cette page).
      4a – Une fois sèche, la pellicule peut être scanner afin d’avoir une image (en jpg) dans l’ordi qui est donc ton image numérique. Tu peux la poster, la mettre sur ton site, ou tout simplement la garder dans tes archives comme avec ton appareil numérique. Tu peux donc ensuite imprimer ton image (imprimante ou par un pro, etc …),
      4b – Une fois sèche, tu peux décider de tirer ton image sous agrandisseur et là un autre procédé intervient. Il y a également un processus avec révélateur (révélateur papier et non révélateur pellicule), un bain d’arrêt et un fixateur. Ton image se trouve donc imprimée également.

      C’est à toi de voir comment tu souhaites procéder pour imprimer ton image.

      Reply
      • 23 septembre 2014 at 21 h 36 min
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        Merci beaucoup pour ta réponse!
        Une autre petite question: comment se passe le développement couleur?

        Encore une petite 😉 (même si je sais que je serais un peu en hors sujet): penses tu qu’on puisse utiliser le même procédé chimique/application pour les films video super 8?!

        Merci 😉

        Reply
  • 29 décembre 2014 at 1 h 59 min
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    Bonjour bonsoir et bravo pour votre site web !

    Concernant le bain d’arrêt je voulais avoir quelque précisions. J’utilise du vinaigre blanc ( 8% ) dilué à 1+4 pendant 2 minutes environ , et je suppose que cela fonctionne car j’ai pas de soucis notable.
    Cependant je voudrais savoir si c’est une bonne solution, si cela n’intervient pas sur la qualité finale du négatif.
    Est ce que quelqu’un connais cette solution alternative ?

    Voili voilou,

    merci d’avance !

    Reply
    • 29 août 2015 at 10 h 45 min
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      Il n’y a aucun souci à utiliser du vinaigre blanc en quantité diluée 😉
      je n’ai jamais eu de souci également.

      Reply
  • 26 août 2015 at 21 h 03 min
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    Bonsoir
    Merci pour vos indications car j’ai arrêter le photo argentique depuis 30 ans
    Je suis à la recherche d’un plan pour réaliser un labo photo pratique
    Merci

    Reply
    • 29 août 2015 at 10 h 46 min
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      Bonjour,
      Quel type de plan ? Des plans dans le style aménagement d’un labo ou bien des plans pour trouver du matériel de labo ?
      Merci

      Reply
      • 31 août 2015 at 20 h 37 min
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        Merci de me répondre, je cherche un plan pour aménagement de labo
        Encore merci

        Reply
  • 19 janvier 2016 at 17 h 25 min
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    Je vais peut être poser une question bête mais ce processus fonctionnerait-il pour le développement de pellicule super 8 en noir et blanc ?
    Merci

    Reply
    • 21 janvier 2016 at 11 h 55 min
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      Bonjour,
      De mémoire, les films super 8 sont des films inversibles, autrement dit des positifs. Cette recette n’est donc pas applicable. Il faut un développement spécifique film positif noir et blanc. Je n’ai malheureusement pas eu encore le temps de tester mais bientôt peut être.
      A bientôt
      Anais

      Reply
  • 20 juillet 2016 at 10 h 49 min
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    Bonjour, merci de votre article, j’ai développé mon premier film (pan 100) hier soir chez moi grâce à vos conseils…dans ma cuve ! C’est parfait ! Je suis content de renouer avec les méthodes « anciennes » qui me permettent de photographier autrement.
    Je cherche maintenant la méthode de scan des films ( même si je fais des tirages aussi à la maison grâce à un vieil agrandisseur leitz d’avant guerre). Un conseil pour un bon scanner de films 135 ?

    Reply
    • 24 juillet 2016 at 18 h 09 min
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      Il y en a tellement. Je te conseille de poster un message sur le forum pour une réponse plus complète =)

      Reply
  • 22 juillet 2016 at 14 h 30 min
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    Salut !
    Super article, bien complet et bien clair, ça donne envie 🙂
    Petite question : les solutions qui ont été diluées avec de l’eau peuvent-elles êtres réutilisées ?

    Reply
    • 24 juillet 2016 at 18 h 06 min
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      Oui tu peux les réutilisés en ajoutant 10% temps d’action à chaque utilisation. Cependant, ne les garde pas non plus trop longtemps. Perso au bout de 3 utilisation max je jette !

      Reply
  • 30 octobre 2016 at 9 h 43 min
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    Bonjour,

    Merci pour tous vos conseils. J’ai développé des films hier selon le technique que j’ai pratiqué il y a quelques années et vos conseils. Tout me semblait ok…jusqu’à moment où j’ai regardé les films secs…je ne vois pas l’émulsion ! Les deux faces du film sont identiques! Cela ne m’est jamais arrivé. Pouvez vous m’indiquer là où j’ai commis une erreur ?
    D’avance merci.
    Sophie

    Reply
      • 2 novembre 2016 at 14 h 47 min
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        Oui, j’ai toutes les images. Je n’étais pas clair dans mon premier message je crois, je voulais dire que les deux faces du film sont brillantes, la face avec émulsion n’est pas brillante.
        Les bords du film sont bien, le nom du film clairement écrit, non « baveux », les images y sont, elles me semblent néanmoins très contrastées. Je me dis que j’ai vraisemblablement sur-développé. Est-ce que cela fait disparaître le côté non brillant de l’émulsion ?

        Reply
  • 30 octobre 2016 at 10 h 03 min
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    Merci pour votre réponse.

    Reply
  • 4 décembre 2016 at 9 h 28 min
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    bonjour, mon pere a une vieille machine des années 70 pour developper les photos, ce serait cadeau mais a qui s’adresser ? merci

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    • 4 décembre 2016 at 23 h 03 min
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      Bonjour, tu peux nous contacter par mail si tu veux.

      Reply
  • 22 décembre 2016 at 18 h 17 min
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    Bonjour
    Je débute en argentique et votre site m’est bien utile, même si je reconnais qu’on a effectivement bien du mal a choisir dans la multitude d’infos et de méthodes disponibles sur le net. J’essaie donc pour l’instant d’expérimenter au maximum (et surtout de me planter) afin de trouver ma propre manière mais je rencontre quand même quelques difficultés presque systématiques. les voici en vrac
    – il y a des traces de coulures sur le film qui viennent surement du séchage a la verticale, je n’essore pas ni avec les doigts ni une pince je laisse seulement le film pendu. je suppose qu’on peut les « nettoyer » après coup délicatement avec un chiffon doux et peut être un produit particulier mais je me demande comment les éviter. je fais un dernier rinçage avec de l’agent mouillant et avec de l’eau minérale
    – il m’est arrive aussi sur plusieurs films de me rendre compte au tirage de rayures horizontales quasi invisibles a l’oeil mais du coup avec l agrandisseur c est foireux ça fait des lignes bien visibles sur l’image et je ne vois pas du tout ce que ça peut-être …
    – nouvelle boulette aujourd’hui j’ai eu l’impression que la fin du film (ce que j’ai enroule en dernier) était beaucoup plus contrastées que le début. Certaines images du début du film était quasiment invisibles, est ce que ça peut être un problème de développement (bien que je ne comprenne pas comment le révélateur peut agir sur certains endroits et pas du tout sur d’autres) ou tout bonnement la prise de vue ratée disons le 😉
    merci pour les conseils « debutant friendly » on se sent des fois un peu debile sur certains forums

    Reply
    • 29 décembre 2016 at 19 h 38 min
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      Bonjour Audrey,
      -Qu’appelles tu des traces de coulures ? Calcaire ? Tu ne risques rien à essorer avec les doigts. D’autre part, je te conseille après l’agent mouillant, de refaire un lavage à l’eau déminéralisé.
      – Les lignes sont certainement des rayures sur ton film. Un grain de sable dans la chambre de l’appareil ? Comment sors tu ton film ?
      -Pour la troisième sans images c’est compliqués mais effectivement le révélateur agit de la même façon partout.
      Pour tes questions, et surtout pour nous montrer les résultats, et que l’on puisse t’aider, vas sur le forum de l’assos.
      http://www.danstacuve.org/forums/
      A bientôt

      Reply
      • 3 mai 2017 at 18 h 09 min
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        Bonjour Audrey,
        Je viens de voir à l’instant tes questionnements et peux répondre un peu plus précisément sur la dernière question:
        ton film une fois développé doit avoir les n° de vues rigoureusement d’un même contraste d’un bout à l’autre, c’est d’ailleurs un peu comme ça que l’on vérifie qu’un film est sous développé ou sur développé (trop longtemps dans le révélateur), d’ailleurs le passage dans le révélateur est absolument primordial et doit être respecté à la lettre, l’expérience joue également.
        Les lignes horizontales sur ton film peuvent provenir de poussières sur les lèvres de ta cartouche et qui sont obtenues à la sortie du film si tu gardes la languette en rembobinant.
        Voilà voilà

        Reply
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