Dans ton Sac ! avec Julien Maillard

Étant de fidèles lecteurs de Japan Camera Hunter, nous avons décidé de vous proposer une rubrique « Dans Ton Sac ! », une sorte de version française de la rubrique In Your Bag afin que nos auditeurs puissent s’exprimer librement sur leur matériel, leur manière de travailler, etc.

Aujourd’hui, nous avons l’honneur de vous présenter le sac de Julien Maillard.

Sac de Julien Maillard

Sac de Julien Maillard

« Salut les kids!
J’ai rencontré les gens un peu foufoufous de l’asso Dans Ta Cuve lors du Salon de la Photo de 2015 et comme le courant était bien passé après un concours de b(o)it(i)e(r) de type Mamiya C220, je me suis dit qu’il fallait que je participe à cette rubrique et que je j’aille faire un tour au fond de mon sac Mary Poppins.
Donc moi c’est Julien, presque trentenaire (le presque est important…), amateur éclairé de photographie qui voue une passion à tout ce qui touche à l’image, à la musique et la danse.
Pourquoi la photographie argentique ? Parce que je suis ingénieur en traitement d’image et que je participais jusqu’à peu à la conception d’un appareil photo numérique. Comme un rebelle, j’ai commencé à refuser la qualité à tout prix, la course à l’armement, et je me suis amusé à monter des vieux objectifs russes sur des vieux Canon.
C’est une brocante qui m’a fait passer du côté obscur. Un 200 mm Kimunor à 16 lamelles me faisait du gringue, mais il était monté sur un Praktica MTL5B. L’adorable vendeur ne voulant pas me vendre l’objectif seul, j’ai été obligé de prendre le tout pour… 20€ (il aurait dû le dire plus tôt…). Bon… J’ai testé avec un film par acquis de conscience, et là, la révélation : le tempo de prise de vue, l’excitation du résultat, le rendu organique, tout ça… Dans un truc à 20€.
Ça a été le début de la fin, et j’ai maintenant une quinzaine de boitiers argentiques, souvent peu chers, mais c’est ce qu’il me plait.
Je développe maintenant tous mes noirs et blanc moi même (lancez-vous si vous hésitez d’ailleurs ! Si tu sais faire un quatre-quarts, tu sais développer.). Ensuite je les scanne d’une part avec un EPSON V600, et je les tire d’autre part moi-même sur agrandisseur. J’aime ce processus de traitement hybride car il permet beaucoup de possibilités. De plus, le traitement numérique me permet de trouver des idées pour le tirage argentique.
A côté de ça je fais de la réparation « facile » de boîtier : mousses d’étanchéité lumière, calibration des distances de mise au point, etc.
"So far... This is disco" de Julien Maillard

« So far… This is disco » de Julien Maillard

En ce qui concerne mon matériel, j’ai choisi les trois appareils que j’ai en ce moment dans mon sac en cuir :
– Un Ricoh 500 GX : c’est un petit appareil télémétrique à focale fixe très compact et fiable à obturateur central. La cellule est morte, mais son mode manuel est vraiment super à utiliser. Un vrai appareil de rue, malgré le bruit assez présent de son déclencheur. Et il permet aussi de faire des multi-expositions, mais ce sera notre petit secret…
– Un Lubitel 2 : c’est un peu mon chouchou. Mon premier moyen format. C’est une boite, une lentille, et youpi banane, ça fait des photos. Ce qui est bien avec ce moyen format, c’est son poids, on peut littéralement l’emmener partout (il est parti en Ecosse…). C’est sûr que comparé au Mamiya C220… Enfin, passons… En fermant on obtient une qualité pas dégueulasse ! Je le conseille vraiment pour appréhender le moyen format et l’argentique manuel. Vu les latitudes de pose qu’offrent les films noir et blanc, il est difficile de rater une photo et un simple tableau d’exposition récapitulant la règle du Sunny 16 sur la housse (en cuir pare-balle) permet de s’en sortir.
– Un Agfa Billy Record II : alors celui là il revient de loin. Trouvé à 20€ sur le net, il est arrivé dans un état parfait sauf la lentille de mise au point qui était grippée. Du coup il a fallu sortir pince et étau pour réparer le tout. Et bien y’a pas à dire, le 6×9 c’est joli… J’ai oublié de l’ouvrir sur la photo du sac, mais je vous fais confiance pour le trouver sur les internets.
Concernant les films que j’utilise, essentiellement de la TriX et de la TMAX 400 que j’aime beaucoup pousser à 1600 ISO dans mon très cher XTol.
Sinon vous pouvez apercevoir aussi en bas un petit outil très pratique à base de papier et de scotch qui s’avère être un excellent spotmètre gratuit : http://expomat.tripod.com/
"Mind stripe" de Julien Maillard

« Mind stripe » de Julien Maillard

Pour ce qui est de ma démarche artistique, je ne sais pas vraiment si j’en ai. La photo est pour moi le moyen de capter des instants qui me frappent, des ambiances, des détails, des choses devant lesquelles on passe habituellement sans s’arrêter, et qui sont pourtant à chaque fois un petit moment d’insouciance et d’évasion dans un monde un peu trop chronométré et saturé d’informations.
Si vous voulez en savoir un peu plus, j’ai un site (www.julienmaillard.com) et un Flickr (https://www.flickr.com/photos/jmaillard/).
Allez ! Bonne bourre ! »
"I said raise your hand" de Julien Maillard

« I said raise your hand » de Julien Maillard

"I'm your new god" de Julien Maillard

« I’m your new god » de Julien Maillard

 

Si vous aussi, vous souhaitez participer à notre rubrique « Dans Ton Sac ! », vous savez ce qu’il vous reste à faire :

  • Prendre une jolie photo de votre sac,
  • Préparer une petite description de ce dernier,
  • Nous envoyer le tout via le formulaire de contact présent sur le site !

Anaïs Carvalho

Parce que l'argentique est tellement plus sensuel...

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