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Le laboratoire

Poussez vos pellicules facilement grâce à analogic (push process)

L’équipe d’Analogic était présente sur le salon de la photo 2016 et sur le stand de Dans Ta Cuve! Nous avons présenté notre approche sur la photo de concert en argentique. Nos trois orateurs du jours ont réalisé une conférence dans laquelle ils ont tenté de répondre à un maximum d’interrogations, cependant une question revenait souvent comment faire des photos à 1600 iso ou plus quand il est difficile de trouver du film à plus de 400 iso. C’est à cette réponse que nous allons répondre dans cet article.

 

Alors que l’offre de pellicules se restreint, il y a une manière très accessible aux amateurs d’ambiance sombres d’avoir accès aux hautes sensibilité sur des films ‘standards’. Pas besoin d’utiliser de la delta 3200 iso pour sortir vos vieux mécaniques lors du concert de votre ami qui se voit déjà comme le nouveau David Bowie. Simplifiez vous la vie et sortez vos 400 du placard ! 

 

Le principe est simple: faire la prise de vue avec des paramètres iso donné, le film sera donc sous-exposé, en compensant ensuite par un surdéveloppement. Le résultat obtenu est assez typique, un grain assez présent et un contraste fort. Tous les films noir et blancs ne réagissent pas de la même façon au surdéveloppement et ce sont nos retours d’expériences qui seront le fil directeur de cet article.

 

Rentrons directement dans la pratique. Par exemple je mets un Tri-x (400 iso) dans mon appareil, je le règle à 1600 iso. J’ai donc une sous-exposition de -2 IL ou encore 4 fois moins de lumière (1600/4=400). Au développement nous allons utiliser un temps de développement plus long pour rattraper cela. Kodak recommande d’augmenter le temps de développement de 2 minutes par IL à 20°C. Ilford de son côté donne une règle de 20% de temps supplémentaire. A vos calculettes ! Et si les maths vous font trop peurs, il existe sur le net des tables de développement très pratiques. Référez-vous aux liens en fin d’article ! 

 

Pour vous éviter le casse-tête, passons maintenant un petit tour d’horizon illustré des protocoles, des approches et couple de film/chimie utilisés par nos membres d’Analogic.fr.

 

Yaël Paris

Kodak TriX@1600, Kodak XTol 1+1  12mn 22° retournement 10s chaque minute.

Commentaires de Yaël : « La haute sensibilité n’est pas réservée aux utilisateurs de numérique, n’hésitez pas à appliquer ces recettes pour vos photos de soirées ou pour obtenir un grain et un contraste plus marqué. »

 

Josselin LhLast Train avant de monter sur scène.

Ilford delta 400@1600, Kodak Xtol 1+1, 20min à 20° avec une agitation de 15s toutes les minutes

Commentaires de Josselin : « Pour moi un concert ne se limite pas au show scénique, j’ai donc besoin de maximiser la quantité de lumière présente dans mon image pour pouvoir même photographier les couloirs et coulisses les plus sombres. »

 

Olivier Hoffschir

Kodak TMax 400 @ 3200 iso, Kodak Tmax Dev 1+4 8min30 à 24°, agitation de 5-7 secondes toutes les 30 secondes

Commentaires d’Olivier : « N’oublions pas que même à 3200 iso, si la lumière sur scène est nase, l’image le sera tout autant, quelque soit la technique. Par contre, avec une belle lumière, même très faible, tout devient possible et on ne se rend même plus compte que l’on est à 3200 iso ! Le couple Tmax + Tmax dev fonctionne particulièrement bien, avec des temps de révélateur assez court pour la sensibilité. »

 

Charles Pietri

Ilford HP5+ @ 1600 iso, développé dans du Ilfotec LC29 à 1+9, environ 9min à 19° avec agitation de 10s toutes les minutes

 

Commentaires de Charles : « Sur scène, que les lumières soient très présentes ou non, il faut du contraste ! Pour moi le duo HP5 poussée à 1600 iso + LC29 pas trop chaud permet de faire monter le grain pile comme il faut tout en conservant des nuances et du détail. »

 

Florian Denis

Kodak TMax 400 @ 3200 iso, Kodak Tmax Dev 1+4, 9min15 à 24°, agitation  approximativement toutes les minutes (quand j’y pense)

 

Commentaires de Florian : « même si le grain ne me fait pas peur, j’aime quand mes photos sont bien définies, avec un maximum de détail. Le couple Kodak Tmax 400 + révélateur Tmax est parfait pour ça, et permet de garder une image bien nette même à 3200 ISO, tout en lui donnant un grain et des nuances agréables. Comme le recommande Kodak, il est préférable de faire ce développement à 24°C, et surtout ne pas hésiter à ajouter 15% aux temps recommandés. »  

 

Références

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