Hasselblad 500C vs Mamiya C330F

Le contexte du test: Deux appareils sortis du placard restés inutilisés pendant plusieurs années, combien ? beaucoup !

 

Hasselblad 500C vs Mamiya C330F

Hasselblad 500C à gauche, Mamiya C330 à droite

 

Bref deux appareils dans leur jus n’ayant pas été envoyés en maintenance depuis leur stockage. Il ont été reveillés de leur long sommeil et utilisés tels quels. Seules les mousses de protection de la chambre du C330F ont été remplacées, le 500C n’en ayant pas rien n’a été fait.

Le pourquoi du test (qui n’a aucune valeur scientifique: l’échantillonnage étant réduit à l’unité …)

  1. Pour savoir si ces deux bestioles tiennent bien les outrages du temps,
  2. Pour départager leur confort d’utilisation,
  3. Pour vérifier si la signature des optiques est visiblement différente.

Pourquoi ces deux appareils en particulier ?

Il s’agit surtout de comparer deux appareils moyens formats à cadrage carré et optique interchangeable. Il existe plusieurs clones du 500C mais comparer deux designs radicalement différents est beaucoup plus enrichissant sur le plan pratique. De plus c’est ce que j’ai sous la main …

Ergonomie

 

1. Mise au point

L’Hasselblad 500C nécessite un recouvrement des mains, l’une pour la mise au point l’autre pour la tenue et le déclenchement. Sur le Mamiya C330F les deux mains sont bien séparées. Et on peut même utiliser la même main pour la mise au point ET le déclenchement si on préfère tout faire d’une seule main. Une affaire de goût mais quand tout est separé on s’emmêle moins les pinceaux.

 

Hasselblad 500C Mamiya C330F prise en main

Vert: mise au point – Bleu: déclenchement

 

Les verres de visées sont vraiment très différents. Outre les saletés dues à l’usage celui de l’Hasselbald 500C est clairement plus orangé, les couleurs sont plus fidèles à travers le verre de visé du Mamiya. En ce qui me concerne la teinte générale du viseur représente une gène à la mise au point car le contraste perçu est affaibli.

Sur ces images il peut-être difficile à croire que le verre de visée d’origine du C330F est plus agréable. Pourtant c’est le cas. Les saletées et la teinte de l’écran du milieu sont vraiment désagréables en utilisation portrait.

 

Verre de visée Mamiya Hasselblad Maxwell

 

Sur le Mamiya C330F j’ai intallé un verre de visée (à droite) qui améliore nettement le confort d’utilisation pour les mises au point très décentrées.

 

2. Transport et rangement

Clairement le Mamiya C330F a plus de relief plus de boutons et recoins qui sont autant de points d’accroches. De ce point de vue l’Hasselblad 500C est beaucoup plus sobre et s’accroche un peu moins partout.

 

Hasselblad 500C vs Mamiya C330F volume

 

Ceci étant l’encombrement pur est quasi équivalent. Il est à noter que pour ceux qui collent l’oeil sur le viseur et même les autres d’ailleurs, le Mamiya qui s’étend plus en hauteur qu’en profondeur, rend le geste moins forcé. En effet le viseur est naturellement plus proche de l’oeil lorsque les mains sont à la même hauteur. Losque l’on colle l’oeil sur le viseur avec l’Hasselblad, on est clairement plus ramassé et plus tendu, du moins pour les peronnes de taille normale ~1.80m pour les messieurs c.f. photo en début de post.

 

Hasselblad 500C vs Mamiya C330F vue dessus

 

3. Chargement

Dos amovible pour l’Hasselblad 500C et dans le bloc boitier pour le Mamiya C330F. Le dos amovible c’est utile pour changer de film sans avoir à terminer le rouleau, mais il faut transporter des dos supplémentaires, qui sont très encombrants. Cela n’est vraiment utile qu’en studio voir en paysage, mais en mode vadrouille, ou reportage cela n’a pas de réel intérêt autre que la possibilité d’alourdir le sac …

 

Hasselblad 500C vs Mamiya C330F dos

 

4. Poids

Hasselblad 500C + 80mm F/2.8 : 1 474 g.

Mamiya C330F + 105mm DS F/3.5 : 1 810 g.

Totalement subjectif: à la prise en main le C330F semble clairement plus solide.

 

5. Bruit

Dans ce domaine aucune discussion possible: l’absence de miroir reflex dont le Mamiya se passe grâce à son deuxième objectif le rend totalement silencieux en comparaison du CLAP-CLOP de l’Hasselblad lors du déclenchement. Encore une affaire de goût mais la discretion a l’avantage dans bien des situations …

 

Utilisation

1. Impression générale

La prise de vue qui a donné lieu au photos ci-dessous n’avait pas pour but ce test mais c’était une bonne occasion. Je n’ai eu le temps que pour un rouleau par appareil pour cette comparaison. Donc les boitiers n’ont pas été utilisés en mode baby sitting … il y avait qu’un très petit crénau dans le timing, il fallait que ça “dépote” … les tours de manivelles étaient … énergiques.

Première différence évidente: le relatif inconfort de mise au point sur l’Hasselblad par rapport au Mamiya C330F. Le verre de visée du 500C rend la mise au point équivoque en dehors de la zone centrale ou il se défend plutôt bien si ce n’est cette teinte jaunâtre, grrr …. Autant dire que cela ajoute au stress et à la frustration.

L’autre chose qui est certainement une question d’habitude et surement de goût c’est la tenue du boitier qui m’a semblée bien plus naturelle sur le Mamiya, où les mains ne sont pas enchevétrées.

Second problème aux conséquences désastreuses le déréglage complet de l’avance du film sur l’Hasselblad.

 

Hasselblad 500C overlaping frames

 

Sur le rouleau il ne m’est resté que deux clichés non superposés ! grosse déception ! clairement ce boitier doit passer en maintenance …

Sur le Mamiya aucun problème d’avance: tous les clichés sont correctement espacés. Bon ok, tout boitier doit passer un jour ou l’autre par la case maintenance. Mais le C330F sorti lui aussi du placard n’a pas fait de caprices … bonne bête, bon point.

A vrai dire on entend souvent que les boitiers Hasselblad sont assez coutumiers des passages à l’atelier au point que certains s’en séparent à cause de ces allers-et-retours. Quand on lit ou on entend on se dit toujours « boaaff, il a pas eu de bol, c’est tout, il est tombé sur un mauvais exemplaire ». Sauf que quand ça vous tombe sur le nez, c’est 100% pas un coup de mal-bol, mais à 100% un manque de fiabilité du matériel. Surtout quand sorti du placard au même moment, le collègue nippon démarre sur un sprint sans claquage !

Après tout c’est ma faute, je n’aurais pas du faire cet essai. C’est très frustrant, mais c’était l’objectif du test également. Et là je dois dire que c’est la chute d’Icare: le boitier dont tout le monde rêve en moyen format.

Mais pourquoi ? en dehors de son look assez sexy, bien que le bi-objectif du C330F est bien plus attirant dans le style retro à mon sens … l’image elle seule est-elle à la source de cette popularité ?

 

2. Photos

Bon au niveau de l’image je n’ai pas beaucoup de matière pour comparer les deux dans la mesure ou le 500C m’a littéralement ruiné un rouleau …

Faisons avec les moyens du bord:

 

Portrait assis Hasselblad 500C vs Mamiya C330F Tri-X

 

Lumière: parisienne, ciel couvert, plat de chez désertique, r.a.s.

les clichés sans grands intérêts puisque fait pour la comparaison ont été scannés de façon strictement identiques. Si ce n’est que j’ai ajouté 1/3 de diaph. d’exposition au cliché du 500C. Optique moins lumineuse ou vitesses déréglées ? je ne sais pas. Les deux clichés de Tri-X sont à F/4 pour 1/60 s.  si ma mémoire est bonne.

Vu d’ici en tout petit sur le net, je ne vois pas de différences marquantes si ce n’est un léger plus au niveau du contraste pour le 500C. Idem en plus large, je vous l’épargne, pas de différence frappante. Et vu qu’on fait pas de pixel peeping, pas de peep !

Si cela n’est pas frappant, franchement d’où vient tout ce « hype » autour de l’Hasselblad ?

 

Portrait debout Hasselblad 500C vs Mamiya C330F Tri-X

 

Même chose ici, je n’ai pas débouché le pull-over noir bien qu’il y ai toute la matière c’est du scan et traitement simple, brutal. Franchement je donne un autocollant de l’équipe de foot népalaise à celui qui fait la différence. Mais c’est vrai qu’il y a « un peu » plus de micro-contraste sur le cliché du Planar de l’Hasselblad que sur celui du Sekor de Mamiya, un peu.

Ca fait léger pour comparer, alors j’ai fait quelques autres clichés dont je montre les plus intéressants pour cette comparaison. Et oui l’Hasselblad m’a encore mangé un rouleau en ne me laissant que quelques clichés non superposés. Un petit peu moins certes. Peut-être parce que mes tours de manivelles étaient moins énergiques …

 

Statue Hasselblad 500C vs Mamiya C330F Tri-X

 

Le cliché de l’Hasselblad a été retaillé pour faire correspondre le cadrage à celui du 105MM, j’ai bien des pieds mais pas encore d’ailes … Le Sekor 80mm est revenu chez son propriétaire: Alice Santini qui a eut la gentillesse de me le prêter pour ce test et que je remercie très chaleureusement au passage !

Ici encore, même en lumière dure, le quidam n’y voit aucune différence, le photographe maniaco-dépressif y trouvera surement un léger micro contraste supplémentaire sur le cliché du Planar. Je ne dois pas être assez dépressif …

Aller une dernière pour la route qui met un peu plus en évidence la légère différence:

 

Vase Hasselblad 500C vs Mamiya C330F Tri-X

 

A cause du ciel le Planar a l’air de claquer un peu mieux, il faut l’avouer. Mais les nuages ont bougé entre les deux clichés alors c’est dur d’être définitif. Eliminons le ciel pour plus d’objectivité:

 

Vase Détail Hasselblad 500C vs Mamiya C330F Tri-X

 

Je n’ai pas poussé les blancs intentionnellement afin de garder une lecture plus facile. Outre la très légère différence d’exposition, on peut noter un meilleur contraste sur le cliché du Planar à gauche.

Afin de savoir si je pouvais obtenir le même résultat, je me suis amusé (2 secondes) à rejoindre le rendu du Zeiss (à gauche) en modifiant celui du Mamiya (à droite). Je pense y être parvenu pas trop mal (à vous de juger) sur le visage du faune, ci-dessous. J’ai juste augmenté le contraste et relevé l’exposition de 0.15 diaph., pas vraiment une recette diaboliquement complexe …

 

Vase Détail Refined Hasselblad 500C vs Mamiya C330F Tri-X

 

Les deux objectifs ayant une focale différente, sur un même cadrage la compression est différente et le cela se ressent sur le cliché du 105mm qui de fait apparait moins « dynamique ». On pourrait bien sûr améliorer le micro-contraste du Mamiya en jouant sur les courbes, mais on a déjà montré qu’on pouvait faire converger les deux rendus, inutile d’enfoncer le clou.

 

Conclusion

Compte tenu de l’état du marché et des outils à notre disposition pour pratiquer la photo argentique, l’accessibilité du prix est un critère mais la fiabilité en est un plus épineux encore. La grande majorité des appareils ne sont plus fabriqués, les envoyer dans un atelier spécialisé devient chaque jour plus difficile et plus onéreux à cause de leur disparition.

Sur un marché de l’occasion où les prix sont encore très accrochés à la réputation, je ne trouve pas que l’énorme différence de prix (double ou triple !) entre Hasselblad 500C et Mamiya C330F soit entièrement justifié, et pour ainsi dire pas du tout. La solidité, la fiabilité et la qualité du rendu des optiques et boitiers Mamiya C330F en font un choix de première classe sur plan qualité/prix, et même au delà sur le plan de l’érgonomie. Mais cela relève du goût de chacun.

Quoiqu’il en soit, il est indéniable que le « potentiel créatif » d’un vieux boitier Hasselblad dans son jus est supérieur à celui du Mamiya. La preuve avec le photo ci-dessous:

 

HASSELBLAD 500C 20150310

 

Sauf que quand j’achète un Hasselblad, au prix de l’Hasselblad, même d’occasion ce n’est pas pour que le boitier soit »créatif » à ma place. Mais bon ce n’est que moi …

Un grand merci à François pour le prêt de l’Hasselblad 500C et à Alice pour celui du Mamiya Sekor 80mm ! François, désolé, le placard a été trop dur psychologiquement, le 500C n’a pas tenu.

Il faut garder à l’esprit que ce test a été réalisé sur uniquement deux boitiers et de fait ne peut être généralisé. Il existe certainement des Mamiya grippés et de vieux Hasselblad en parfait état de fonctionnement. Ceci n’est bien sûr qu’un témoignage tout empreint de subjectivité.

Alexis

Fondu de photo argentique. Je suis convaincu que le crayon ne fait pas le dessin, ou l'appareil la photo. Mais sans savoir dessiner on gribouille ou on copie, alors je m'apprends tous les jours un peu plus la photo-graphie grâce à la pratique de la photo argentique. En dehors de ça je travaille au quotidien avec le pixel, qui produit certes une image, mais pas une photographie.

10 thoughts on “Hasselblad 500C vs Mamiya C330F

  • 9 avril 2015 at 17 h 02 min
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    Bonjour Alexis,
    Je te trouve un peu dur envers ces appareils qui ont enchanté des centaines de photographes pendant des dizaines d’années, sans pour autant cracher sur le Mamiya, loin de moi cette idée.

    Je possède un Hasselblad 500CM, et un Semflex (trouvé pour quelques € dans une brocante), j’ai possédé un Kiev 88CM et un Pentacon Six TL, j’ai essayé sur plusieurs rouleaux des Rolleiflex 3,5 et 2,8, ainsi qu’un Fuji GW645, j’ai également testé le 500C d’un ami avant d’acheter mon 500CM… Mais certes, pas de Mamiya sur lequel je lorgne quand même de temps en temps.
    Sur les Hasselblads, et la plupart des appareils à obturateur central, il est recommandé de les déclencher régulièrement pour qu’ils ne gomment pas. Vu que l’Hasselblad de ton test et surtout le 80mm C, très connu pour gommer si on ne le sort pas régulièrement, je trouve normal que tu aies des soucis d’expo. Mon 80mm a le 1/15 qui gomme aussi… Mais quand on le sait tout va bien). L’objectif du Mamiya est également plus récent, et ils l’ont peut-être conçu en prenant en compte ce défaut perçu sur d’autres appareils. Pour être plus cohérent le Mamiya aurait mérité d’être comparé à un 80mm CF, plus récent lui aussi et ne présentant plus ce problème de gommage.

    De plus, du point de vue de la prise en main et de l’ergonomie, je n’ai jamais vu personne tenir un Hasselblad comme tu sembles le faire… Je l’utilise toujours avec l’index droit pour le déclenchement et la main gauche pour la MAP, ergonomie alors plus proche d’un réflex 24×36. Et donc pas de main l’une sur l’autre.

    Concernant le problème d’avance de film, j’ai eu le soucis sur de nombreux appareils (le Kiev 88CM, le Pentacon Six, mais aussi sur des 24×36 qui en plus me déchiraient le film…), et l’un de mes dos Hasselblad me fait le coup lorsque je réarme trop rapidement.

    Ensuite, la polyvalence du changement de dos (et donc de son encombrement supplémentaire) reste au choix de chacun, en fonction de la consommation de pellicule que l’on fait… J’ai beau avoir 3 dos pour mon Hasselblad, j’essaye toujours de terminer mes pellicules durant la même session, mais parfois il suffit d’un changement de luminosité soudain et on est bien content de pouvoir prendre des photos en chargeant un autre film.

    Je ne cherche pas à te faire changer d’avis, ton test a le mérite d’avoir été fait en sortie de placard et tu as joué le jeu jusqu’au bout. Au moins on sait à quoi s’en tenir si on retrouve un de ces beaux jouets chez quelqu’un !
    Mais ce que je voulais te dire c’est de ne pas te bloquer sur un Hasselblad qui a un défaut, offre-lui une maintenance et vous vous entendrez beaucoup mieux lui et toi ! En plus il serait dommage de le laisser en l’état et qu’il continue à dépérir alors qu’il pourrait fonctionner comme au premier jour.

    Bonne continuation photographique, quel que soit l’appareil argentique, et quel que soit le format ! 🙂
    Jérôme.

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    • 14 avril 2015 at 1 h 30 min
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      Bonjour Jérôme,

      Heureux d’avoir titillé ta sagacité ! 😉

      Concernant le 1/3 de diaph d’expo, oui en effet, objectivement cela reste un problème mineur. D’autant qu’une fois averti il est aisé de corriger en conséquence. Quand à comparer des matériels « plus en ligne », ce qui est bien entendu idéal, demande des ressources en materiel que je n’ai pas … J’ai donc nécessairement tord de ce point de vue. Mais encore une fois je concède que le 1/3 de diaph perdu n’est pas un problème qu’on doit redouter (J’ai des optiques récentes et de grandes marques qui me mangent aussi 1/3 de diaph de lumière et pas en vitesse …).

      Pour la prise en main, il y a en effet deux écoles, celle que tu mentionnes et celle que je montre. Il y a deux raisons pour lesquelles je prends le parti de parler de cette méthode 1. C’est celle avec laquelle j’éprouve personnellement le plus de stabilité (je mentionne bien que c’est affaire de goût, c’est très subjectif) 2. Egalement parce que je tiens le Mamiya de la même façon pour la même raison. La logique étant: je choisis la tenue la plus stable que me permet le boitier et je compare l’ergonomie.

      Donc oui en effet, c’est subjectif, mais je t’assure ne pas être le seul à tenir ce mythique boitier de cette façon. Pour moi, l’index de la main droite sur le déclencheur ne me permet pas d’être à mon aise. La raison c’est qu’avec cette main droite qui a l’index sur le déclencheur et les autres doigts sous le boitier le pouce n’a pas de bonne prise pour jouer son rôle de pince. Donc quand tu lâche l’objectif de la main gauche pour éviter que le boitier te glisse des mains tu pivotes naturellement ta main droite de telle sorte que la paume soit dirigée vers le ciel. Pas pratique pour bibi.

      Avec la méthode que je décris la pince pouce/majeur-annulaire-auriculaire est très efficace et tu peux tenir le boitier en toute sécurité d’une seule main et dans toutes les positions. Pour moi qui bouge beaucoup lors d’une prise de vue c’est très rassurant. D’ailleurs avec l’autre méthode (celle que tu adopte) on se retrouve à tenir le boitier de la main gauche quand on veut une tenue sûre pour libérer une main, donc on a plus plus rien sur le déclencheur. Ce n’est pas ma préférence, je préfère avoir le doigt qui est sur le déclancheur appartenant à la même main qui tient fermement le boitier. Un peu lourd à décrire … j’espère n’être pas trop confu.

      Impossible d’argumenter pour ou contre, c’est simplement une préférence personnelle. Si j’avais décris l’autre solution, que je n’emploie pas c’eut été moins objectif en ce qui concerne l’approche du gars qui se trouvait être là le jour J: moi 😉 tout ça pour dire: j’ai compris ta remarque, mais mon approche ne viens pas de nulle part malgré tout 😉

      Concernant les clichés superposés, oui cela m’est également arrivé avec mon vieux M3, mais c’est quand je le brutalise en faisant du « ratchet » sur le levier d’armement quand je suis en cadrage vertical. Donc en effet cela arrive à d’autres vieux appareils, mais c’était aussi une des raisons de ce test. Tu as visiblement comme moi fait l’experience de plusieurs boitiers anciens. Et avec eux, leur lot de petits soucis de vieillesse. D’experience il y a certains boitiers qui se sont littéralement fait marcher dessus, qui sont tombés, rayés, défigurés et qui refusent de mourrir, et beaucoup d’autres qui s’essoufflent plus rapidement.

      Le M3 par exemple en 35mm est un superbe exemple de résilience. Il y a en certainement d’autres, je ne les connais pas tous! Mais le point sur lequel nous sommes vraiment d’accord c’est que ce qui tue toute bonne mécanique c’est l’étagère, il n’y a rien de pire.

      Déchirement de pelloche: je n’en n’ai eu qu’en 35mm sur un Zeiss Ikon arrivé au dernier cliché que j’ai voulu armer trop brutalement dans une série de clichés, la fin de pelloche ça ne pardonne pas … mais là c’était de ma faute, comme dit la chanson « quand on est con … »

      Changement de dos: c’est indéniablement un plus, néanmoins, et encore fois pour ma part (humblement), pas lorsque je suis en mode vadrouille, car le sac chargé tue le plaisir de la vadrouille. Mais en studio oui, j’ai testé un RZ avec deux dos, pour une session portrait je prèfère changer de dos (préalablement chargé) que charger une nouvelle pelloche c’est plus rapide et je perds moins le sujet (pour autant que j’ai réussi à l’attraper!). Cela dépend du type de prise vue tout compte fait. En studio clairement le Mamiya pleure les 220 noir et blanc! il reste la couleur mais pour moi c’est largement moins fun.

      En conclusion c’est vrai: je voulais surtout savoir sur quel pied danser si je m’aventurais un jour dans la direction d’un « Blad ». en occasion. J’avoue que le micro contraste du Zeiss est un avantage en flux de production argentique pur i.e. à l’agrandisseur. Mais en passant les negs sous scan un travail de courbe permet de « masser » le Sekor dans la même direction. Donc au final dans ce second cas l’avantage n’est pas aussi déterminant.

      Merci à toi d’avoir pris le temps de faire ton propre retour d’experience, c’est toujours utile et vu qu’on tous différent tu auras remporté la partie de l’auditoire que j’ai perdu 🙂

      Aller une petite suggestion de lecture pour la fin: regarde ce fil sur Flickr: « Why a Mamiya TLR beats a Hasselblad » et la contribution de mikeinlagardette, 7ième réponse dans le fil. Evite de lire tout le fil car certain font un procès à charge totalement subjectif, mais mike fait le retour d’experience d’une équipe de scientifiques embarquée sur des eaux tumulteuses, intéressant … wink wink 😉

      Je ne cherche pas non plus à te faire changer d’avis ! l’essentiel c’est que le matériel fonctionne ! et en effet je vais certainement proposer à François de porter son boitier chez Les Victors pour lui donner un petit coup fraicheur.

      Merci pour ta contrib et bonne continuation à toi également ! 🙂

      Alexis

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      • 25 août 2016 at 21 h 18 min
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        Bonjour merci pour ce test. On me propose un Mamiya CT 330(à 400euros) avec 2 objectifs sac et poignée pour débuter la photographie argentique. Je vais signer tranquillement grâce à votre expérience partagée. Encore merci

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  • 9 avril 2015 at 17 h 38 min
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    Article intéressant, cependant, je trouve que la différence saute au yeux… (les photos au Blad semblent plus « piqué »). D’autres avis ? Peut être mon écran qui est qualibré 😉

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    • 14 avril 2015 at 1 h 42 min
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      Bonjour Sylvain,

      ou devrais-je dire oeil-de-lynx ? maniaco-dépressif ? 😉

      je plaisante !

      Oui ce n’est pas faux elles semblent plus piquées car le micro-contraste de l’optique Zeiss est plus prononcé que celle du Sekor.

      Cela renforce l’impression de piqué, mais pour avoir les negs sous les yeux je ne constate pas d’énorme différence de piqué. Il faut dire que j’étais à main levé et que je ne suis pas le champion du monde du « pas-bougé » donc je ne pense pas en toute transparence que la qualité de ma prise de vue soit suffisante pour différencier le piqué, mais j’ai peut-être une roue de vélo dans l’oeil …

      Alexis

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  • 4 septembre 2015 at 10 h 49 min
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    Bonjour,

    Merci pour cette comparaison.
    Juste un petit détail. Il est écrit : »l’absence de miroir reflex dont le Mamiya se passe grâce à son deuxième objectif ».
    Le Mamiya étant un TLR (twin lens reflex), il a bien un miroir. Mais contrairement à un SLR (le Hasselblad) , son miroir ne bouge pas lors du déclenchement.
    Bonnes photos

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  • 25 octobre 2015 at 21 h 37 min
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    Merci Alexis pour ce dépoussiérage 🙂

    L’avance du film de l’Hasselblad est un véritable problème très pénible. Même après une révision chez « Les Victor » – qui est l’atelier de maintenance hérité de celui d’Hasselblad France quand la marque à quitté la territoire et d’excellente qualité (5 passage Piver 75011 Paris – 01 48 05 11 12) – l’un des mes dos ne parvient pas à être réglo. Cependant il ne va pas jusqu’à chevaucher deux vues… mais ça reste pénible au moment de couper le rouleau développé par bande de trois vues quand deux vues se touchent presque. Voilà le très mauvais point pour l’Hasselblad.
    Pour le reste j’ai aussi un Rolleiflex bi-objectif dont la mise au point est encore plus ergonomique que le Mamiya du test et beaucoup plus souple que celle de l’Hasselblad cependant le fait que son dos n’est pas interchangeable fait que je privilégie l’Hasselblad car contrairement à votre pratique Alexis, en mode baroude dans la nature ou en ville il est des photos que je préfère en couleur alors que le N&B domine mes prises de vues. Alors même si je ne fais que deux photos en couleur quand j’en fais 24 en N&B lors d’une sortie, je suis très très content de ne pas avoir à me forcer à finir une pelloche pour passer à la couleur pour ensuite me contraindre à finir cette nouvelle pelloche pour passer au N&B. Et puis franchement le dos Hasselblad n’est pas si encombrant que ça. L’inconvénient du poids supplémentaire dans le sac est largement recouvert par la souplesse de changement de film qu’il permet à tout moment.
    L’Hasselblad est certainement plus dur à apprivoiser qu’un bi-objectif comme le Mamiya mais une fois qu’on l’a bien en main il fait corps et pour ma part j’ai fini par être plus à l’aise avec mon Hasselblad qu’avec mon Rolleiflex (qui est plus souple que le Mamiya). Le point noir des bi-objectif est le réglage de la vitesse et de l’ouverture entre les deux objectifs très peu ergonomique et peu souple à mon sens alors qu’elles vont de soi avec l’Hasselblad avec lequel on peut coupler les deux réglages ce qui est très intéressant puisqu’on peut jouer sur la profondeur de champ diaphragme fermé sans se soucier de la vitesse d’obturation qui suit le réglage de l’ouverture et donc sans quitter la visée.
    Quand à la qualité des vues ni l’un ni l’autre n’est meilleur elles sont différentes dans les palettes de gris, plus dure avec l’Hasselblad qu’avec le Rolleiflex. Quand à la couleur le Rolleiflex a un net avantage à mon sens du fait de cette différence de dureté mais là c’est une affaire de goût et puis maintenant avec la numérisation des négas cette différence peut s’effacer en un tour de main.
    Dernière chose : il me semble que la palette d’objectifs est plus large pour l’Hasselblad. Pouvoir photoraphier avec un 40mm dans des endroits exigus ou pour pouvoir réaliser aisément un large cadre tout en restant au contact (peu de recul) est un vrai bonheur.
    Bon je sais que ce test n’est pas un test scientifique sur la qualité des rendu mais sur deux vieux nanar que des amateurs sont susceptible d’acheter d’occasion. Il n’en demeure pas moins que j’avais envie de donner un autre avis sur certains aspects de ces deux types d’appareil moyen format.

    Bonne continuation et que le plaisir de l’argentique perdure. Vive l’argentique, film not dead !

    Jean-Marc

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  • 19 août 2016 at 18 h 57 min
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    Nathan, je te trouve un peu dur. Dénigrer les optiques japonaises (Mamiya nottamment) c’est déjà mettre un pied dans une certaine forme de snobisme photographique qui pollue déjà trop de forums de « puristes ». Et je ne dis pas ça par jalousie ou frustration. J’ai un peu de tout en matière d’appareils photo et je trouve que l’écart de prix par rapport à la qualité entre allemand/suédois et japonais n’est pas toujours justifié. Il y a une différence, mais parfois infime. Et puis le piqué ne fait pas à lui seul la qualité d’une photo.
    Quand je décide de prendre mon Blad plutôt que mon Mamiya, ça n’est pas une question de qualité mais plutôt d’humeur ou d’ergonomie…

    Pour ma part j’ai adoré ce comparatif. On est plus axé sur des question d’ordre pratique, ce qui évite les « débats qualité » sans fin 😉

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  • 21 août 2016 at 14 h 00 min
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    Nathan, votre deuxième intervention est tout de même plus intéressante que les précédentes qui avaient trop le ton de celui qui sait tout.

    Vous avez raison de dire que comparer les qualités d’un boitier reflex comme l’Hasselblad avec celle d’un boitier bi-objectif n’est pas très opportun pour une raison de pratique avec ces deux types d’appareils qui ne sont pas comparables car très différentes d’autant moins que l’Hasselblad n’a pas été conçu pour la photo extérieure (et toujours aujourd’hui d’ailleurs) comme nous la pratiquons pour la plupart, à l’affut d’une image intéressante en ville, au village ou dans la pampa. C’est un appareil de studio conçu pour être utilisé dans un processus de studio même extérieur avec toute une préparation tandis que les bi-objectifs ont été les appareils des photo-reporters de la vie de tous les jours, le Rolleiflex étant le summum. L’intérêt de la comparaison repose non pas sur ce qu’il a de mieux mais sur la pratique de l’un et de l’autre.

    Ainsi partant de là, emmener un Hasselblad 500 sur le terrain est un peu contre nature ce qui le rend d’emblée difficile et qu’un temps d’adaptation est inévitable sans compter que cela demande plus de patience qu’avec un bi-objectif parfaitement à l’aise dans ce même contexte. La possibilité de changer d’objectif sur l’Hasselblad contrairement à un bi-objectif est également un point essentiel. Il apparaît alors clairement qu’on ne photographie pas du tout la même choses avec ces deux appareils, ou disons plutôt pas du tout avec le même sentiment ce qui influe complètement l’intention de l’image. C’est tout du moins ce que je retiens de mes dix années de pratique avec un Hasselblad 500 et un Rolleiflex bi-objectif.

    Ce qui est certain, que ce soit l’un ou l’autre, marque réputée ou non, ces boitiers apportent immanquablement le plaisir de photographier.

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  • 17 mars 2017 at 18 h 20 min
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    Merci pour cet article perso c’est décidé ça sera un 500C, y’a plus qu’a trouver une bonne occasion…
    Michel

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