Test: Lubitel 166B

Aujourd’hui, un appareil bien connu des lomographes, le Lubitel 166B.

Lubitel 166B

Un peu d’histoire

Dans l’esprit de beaucoup de photographes, Lomo est la marque soviétique par excellence avec ses appareils simples, inspirés des Voigtländer. D’abord en bakélite (comme le Lubitel 2) puis en plastique, les bi-objectifs de Lomo sont reconnaissables entre tous avec leur logo si particulier et leurs finitions brutes. Le Lubitel 166B est le petit frère du Lubitel 166. Il est plus simple et a gagné des petits symboles d’aide à la prise de vue. En échange, il a perdu le compte pose mais surtout le couplage d’avancement du film au diaphragme, permettant ainsi les expositions multiples. L’autre membre de la famille 166 est le Lubitel 166 Universal qui a la particularité d’être livré avec un masque permettant deux formats de prise de vue, 6×6 cm ou 6×4.5 cm.

En détail

  • Origine : U.R.S.S.
  • Date de production : 1980-1990
  • Corps : plastique
  • Format de film : 120
  • Format des prises de vue : 6×6 cm
  • Distance focale: 75 mm
  • Mise au point : via le verre de visé
  • Viseur : bi-objectif
  • Cellule : non
  • Flash : port flash présent
  • Retardateur : oui
  • Filetages pour trépied (vertical sous le corps)
  • Prix moyen constaté : entre 25 et 100 euros

Lubitel 166B

Prise en main

Le Lubitel 166B est on-ne-peut-plus-simple à prendre en main : la mise en place de la pellicule se fait classiquement par l’arrière, l’avancement par la grosse molette sur le coté droit et le déclenchement grâce au levier sur le coté de l’objectif. C’est vraiment l’appareil par excellence pour qui veut se frotter aux bi-objectifs.

Le visée se fait comme pour tous les bi-objectifs par le haut. Le cadre de visée est plutôt clair et une petite loupe est là pour nous aider.

Lubitel 166B

Ainsi, en m’aidant des symboles de temps présents sur le coté de l’appareil, je peux choisir le temps de pose conseillé et déclencher comme je le souhaite.

Tout en plastique, l’appareil est très léger, ce qui en fait un très bon compagnon de route. Les finitions sont simples voir sommaires mais cela va avec le style de l’appareil. Il est également très résistant dans le temps. L’appareil que j’ai a eu de nombreux propriétaires et n’a pas toujours été manipulé avec délicatesse, et pourtant il est toujours là.

L’absence de compte pose n’est pas un problème grâce à la petite fenêtre présente au dos de l’appareil. De plus, l’absence de couplage entre l’avancement du film et l’armement est très intéressant pour les expositions multiples (enfin quand elles sont volontaires !).

Le piqué n’est pas extraordinaire mais les images obtenues sont loin d’être mauvaises !

Lubitel 166B

Verdict

Avec cet appareil, on retrouve tout l’esprit lomographe avec des prises de vue approximatives et un appareil tout plastique. Mais c’est libérateur ! Il est bon parfois de ne pas trop se prendre au sérieux et de privilégier l’instant plutôt que la technique. Et le Lubitel 166B est un bon moyen de lâcher prise.

Les images ont été obtenues avec une Ilford FP4+ développée avec le kit Simplicity (Ilfosol 3).

Lubitel 166B – Scan brut

Lubitel 166B – Scan brut

Lubitel 166B – Scan brut

Lubitel 166B – Scan brut

Anaïs

Parce que l'argentique est tellement plus sensuel...

3 pensées sur “Test: Lubitel 166B

  • 29 août 2019 à 18 h 13 min
    Permalink

    Bonjour et merci pour vos publications très intéressantes.

    Juste une petite remarque concernant la mise au point. Elle se fait en utilisant la loupe escamotable située dans le viseur, et permet de régler la netteté avec une certaine précision.
    J’utilise toujours mon Lubitel 166B, il date de 1988 (mon premier appareil, pour mes 16 ans !).
    Si beaucoup d’appareils me sont passés entre les mains depuis, je ne m’en suis jamais séparé.
    Je lui donne à manger une pellicule de temps en temps et il est en pleine forme !

    Deux faiblesses cependant à surveiller : Le retardateur, le filetage trépied.

    Mon Lubitel crée du lien social : Sortir avec c’est l’assurance de parler à quelqu’un « C’est quoi votre appareil photo ? C’est comme dans le temps ? »
    Mon Lubitel inquiète les surveillants de musée : « Monsieur, le flash est interdit ! » (ce à quoi je réponds que ce n’est pas un flash, mais un objectif de visée.)
    Mon Lubitel fait « SCHHHLAAACK ! » quand on ouvre le viseur. Pourquoi avoir mis un tél ressort ?

    Bonne journée tout le monde !

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  • 31 août 2019 à 11 h 16 min
    Permalink

    Bel article mais quelques erreurs !

    1. Le couplage de l’avancement n’est jamais couplé au diaphragme cela n’aurait aucun sens ! Ce qui est couplé dans les appareils « modernes » c’est l’armement de l’obturateur qui est couplé à l’avancement du film.

    2. La mise au point ne se fait pas au jugé.
    Elle se fait sur le verre dépoli !

    3. Contrairement à ce qui est écrit le Lubitel est équipé d’un vrai objectif avec des lentilles en verre. C’est uniquement l’objectif de visée qui est en plastique et uniquement sur les Lubitel plus récents.

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