Test du Niceflex

« Décalée, artistique ou vintage … Osez la photo créative ! » C’est ce que vous pourrez lire sur l’emballage du très sympathique Niceflex… Trouvé au détour d’un regard durant quelques heures de shopping, je n’ai pu résister à en prendre un (la lomographie, quand tu nous tiens…) et à le tester pour vous…

Nixeflex

Niceflex déballé

1. Un peu d’histoire

Le Niceflex sort d’abord en version 3 lentilles (son ancien nom était Robot3). La version à 4 lentilles sortira bien plus tard. Sa création vient à l’origine du Selby Revolver, appareil sorti au début des années 1990. Appareil n’employant pas de moteur, sa fabrication réside dans un obturateur rotatif.

2. Le Niceflex en détail

Voici la fiche technique du Niceflex :

  • Origine : Chine
  • Date de fabrication : dans les années 90
  • Format de film : 135
  • Visée : euh … à l’arrache
  • Cellule : Non
  • Mode(s) d’exposition : Tout automatique
  • Sélecteur d’ISO : aucun
  • Vitesse : 1/100ème (approximatif)
  • Retardateur : Non
  • Obturateur : rotatif
  • Accessoires : Aucun

Le coffret présenté et édité par Pearson contient :

  • Le Niceflex avec une cordelette pour attacher au poignet
  • Un petit livret écrit par Eric Marais
  • Une pellicule couleur 200 ISO

Le fascicule est superbement réalisé. Il reprend à la fois l’histoire des « Toy Camera » et à la fois l’histoire de l’appareil. Eric Marais se montre très didactique quant à l’utilisation de l’appareil et propose également une galerie d’images réalisées avec l’appareil.

Le Niceflex est entièrement réalisé en plastique, ce qui lui permet d’être d’une incroyable légèreté. Il est proposé en plusieurs couleurs et en deux variations : en 3 ou en 4 lentilles. Dans le cas présent, nous aurons donc une image 24×36 divisée en 4 images.

Niceflex

Niceflex à 4 lentilles

3. Utiliser le Niceflex

Le Niceflex est d’une réelle simplicité d’utilisation. L’ouverture du boitier se fait via le petit bouton (à abaisser vers le bas) qui se trouve sur le côté gauche de l’appareil. L’installation de la pellicule reste classique.

Niceflex

Installation classique de la pellicule

Il suffira ensuite de refermer le boitier et d’avancer la pellicule afin d’arriver jusqu’à la vue « 1 » inscrite sur le dessus de l’appareil. L’appareil se bloquera automatiquement.

Niceflex

Compteur de vues

La suite, vous la devinerez 😉 Pour la prise de vue, il faut appuyer sur le bouton déclencheur (si si j’insiste !). N’oubliez pas d’utiliser le magnifique viseur placé devant le compteur de vues.

Une fois vos images dans la boite, retournez l’appareil et appuyez sur le petit bouton. Vous pourrez alors rembobiner la pellicule en levant la petite manivelle…

Niceflex

La fameuse manivelle …

4. Verdict

A l’utilisation, ce jouet (il faut appeler les choses comme elles le sont) est assez fun. La visée se fait réellement au hasard. L’un de ses inconvénients, pour les « street photographer », c’est le bruit du disque au déclenchement. Il faut reconnaître que la discrétion n’est pas son fort du tout. Mais avec un appareil comme cela, les gens sont entre l’étonnement et la rigolade.

Bref, j’ai passé ces 24 dernières vues à chercher à faire des photos surtout rigolotes mais complètement inutiles (que je ne mettrais pas dans mon portofolio) mais au moment du scan, cela m’a bien fait rire. La joie du lomo tout simplement : s’amuser en photographiant. Cet appareil est à avoir, à collectionner et à utiliser pour les fans de lomographie en général. Il peut également faire l’objet d’un cadeau amusant. Rien que pour le nom…

Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire… Prenez le livret, allez dans un parc le lire tranquillement et jouez avec votre Niceflex. Vous n’allez surement pas créer des œuvres d’art avec, mais vous aurez des résultats assez drôles et assez intéressants. Les images ne seront pas seulement créatives, elles seront chargées en fantaisie.

Quelques exemples réalisés avec le Niceflex :

Nice Flex

Image réalisée avec la pellicule 200 ISO fournie

Niceflex

Image réalisée avec la pellicule 200 ISO fournie

Niceflex

Image réalisée avec la pellicule 200 ISO fournie

Rémy

Depuis le temps, faudrait que je teste le numérique quand même ;)

3 thoughts on “Test du Niceflex

  • 10 janvier 2014 at 10 h 29 min
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    Je vais jouer au pisse-froid, mais les photos prises ne rendent pas vraiment compte du principe de l’appareil, ou bien j’ai mal compris ?

    Si je me fie à l’image sur la boite, cet appareil serait plutôt adapté pour des scènes comprenant des changements rapides d’une photo à l’autre.

    Merci tout de même pour la présentation, ça m’inspire pour le concours quadrimage ! ^^

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    • 15 janvier 2014 at 9 h 27 min
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      Disons que tu en fais un peu de ce que tu veux. Dans les images présentées, effectivement, il n’y a que du statique, pas de mouvement, pas d’action. Au moment des prises de vues, je ne pouvais pas en faire tout simplement.
      Le but était surtout de montrer que sur 1 image, nous en avions bien 4. Ce que l’on distingue beaucoup moins, c’est que les 4 images ne sont pas du tout identiques. Il y a bien un décalage dans le cadrage.

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  • 28 octobre 2015 at 6 h 59 min
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    Un truc à tester avec ces appareils : pendant la prise de vue tu décales l’appareil de gauche à droite de 20cm. Ensuite tu sépares les 4 vues et tu les assembles dans un gif animé pour obtenir une sensation de 3D.

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