Test : Daguerreotype Achromat de Lomography

Aujourd’hui, nous vous présentons l’objectif Dagguerreotype Achromat de Lomography.

L’objectif Lomography Daguerreotype Achromat

Un peu d’histoire

Après un démarrage fulgurant sur Kickstarter en avril 2016, le nouvel objectif artistique de Lomography est enfin disponible en boutique en version laiton.  Le Daguerreotype Achromat 2.9/64 Art Lens est un objectif inspiré de l’esthétique éthérée des toutes premières photographies de Charles Chevalier et de Louis Daguerre. Le Daguerrotype Achromat nous promet un retour dans le passé.

L’objectif Lomography Daguerreotype Achromat

L’objectif en détail

  • Date de fabrication : 2016
  • Monture : Canon EOS, Nikon F, Pentax K et hybrides 4/3 avec adaptateur (Olympus OM-D, Sony alpha…)
  • Focale(s) : 64 mm
  • Ouverture : f/2.9 à f/16, diaphragmes Waterhouse (plaques d’expositions à insérer dans une fente)
  • Mise au point : manuelle avec bague hélicoïdale
  • Prix constaté : 499 euros

Sur le terrain

Avec sa focale de 64mm, cet objectif permet de composer différents types d’images : des flous artistiques éthérés en choisissant de grandes ouvertures (maximum f/2.9), des bokeh originaux avec de nouvelles plaques d’ouvertures et des photos d’une netteté cristalline avec de petites ouvertures (jusqu’à f/16). Il est livré avec une jolie pochette en cuir et ses plaques d’ouvertures.

Pour mes essais, j’ai utilisé deux appareils 24X36 : un numérique full frame Canon EOS 6D et un appareil argentique Canon EOS 100. Tout comme son grand frère le Petzval, le Daguerreotype Achromat est assez lourd (tu m’étonnes, tout en laiton!).

Le système d’ouverture du Daguerreotype Achromat

A la première utilisation, on apprécie la mise au point manuelle avec la bague hélicoïdale. Le réglage de l’ouverture est lui aussi manuel, puisque l’on utilise les différentes plaques d’ouvertures du système Waterhouse. Je me demande toujours comment ce système de fentes ne finit pas plein de poussières. Entre la mise au point et l’ouverture tout manuel, vous allez forcément passer plus de temps à « réfléchir » vos photos que sur un objectif auto-focus avec stabilisateur et ouverture automatique. Ce serait vous mentir que de vous faire croire qu’il est instinctif ou facile à utiliser ! Clairement, il va vous falloir un temps d’adaptation. Mais passées les premières photos floues (à cause du bougé ou à cause de la mise au point) et grâce à un peu de perspicacité, vous allez commencer à vous amuser.

Le Daguerreotype Achromat est équipé d’un pare-soleil. Laissez-le, le filetage est très moche une fois que vous le retirez. Sa focale de 64 mm est à mon avis un choix pertinent. Si vous l’utilisez avec un appareil photo argentique 35 mm (24X36), un 64 mm vous permet de faire de jolis portraits et des photos de rue. Si vous l’utilisez sur votre appareil numérique capteur type APS-C, vous aurez un coefficient multiplicateur de 1,6 ou 1,5, donc un rendu de focale de 96 mm ! On commence à être vraiment sur de la focale dédié au portrait. Pour les appareils photos numériques format 4/3 type hybrides, là, vous allez carrément doubler votre focale : 128 mm !

Le Daguerreotype Achromat en mode portrait

Vous l’avez compris, le principal intérêt des plaques d’exposition est d’introduire des formes rigolotes et de faire des bokeh originaux. J’ai pu essayer dans différentes conditions lumineuses et de préférence la nuit avec un pied. Lomography n’a pas exagéré : l’image est vraiment de très bonne qualité sur de petites ouvertures comme f/16. Les rendus sont dingues. En ce qui concerne les résultats obtenus avec les plaques créatives et avec grande ouverture (pour obtenir ce velouté), je dois dire que je suis assez indécise pour l’instant. Les photos sont originales, mais je ne dois pas encore maitriser la netteté de l’image. Elles sont quand même très floues.

Le Daguerreotype Achromat en balade à Paris

Le Daguerreotype Achromat en balade à Paris

Pour les portraits, le Daguerreotype Achromat fait aussi des merveilles ! Tourbillons, bokeh étoiles… Préférez plutôt des environnements très lumineux derrière le visage à photographier. Pour être certaine que les contrastes sont respectés, j’ai aussi fait des photos avec flash cobra en intérieur très sombre. Sur un fond clair ou moyen (rouge ou gris), les contrastes restent corrects. Les couleurs virent un peu, mais on va dire que cela reste acceptable. La première photo est à f/8, la netteté est bonne. A f/5.6, on commence à apercevoir le tourbillon sur les côtés, on est moins net. Mais au centre, tout est parfait. Cela donne un joli rendu. A f/4 et avec un fond noir, cela part complètement en cacahuètes ! La netteté n’est plus au rendez-vous  et on voit bien ce flou « éthéré ». Il est clair que ce n’est pas l’objectif à utiliser avec des fonds unis. C’est beaucoup plus intéressant avec des fonds lumineux ou coloré.

Le Daguerreotype Achromat en mode portrait

Le Daguerreotype Achromat en mode portrait

Verdict

L’objectif Daguerreotype Achromat est bien un objectif artistique incroyable : des effets différents et une bonne optique. Si vous cherchez un objectif original pour faire des portraits ou des photos de nuit je vous le conseille. Si par contre, les portraits posés ou le trépied, ce n’est pas votre tasse de thé, passez votre tour. Ce n’est pas un objectif pour la photo de rue ou les soirées entre amis !

Merci à Lomography pour le prêt de l’objectif.

Carine

Argenteuse compulsive

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