Test : Canon F1

Canon F1

Canon F1

Présentation

Le Canon F1 est un boîtier reflex professionnel sorti en 1971. Fruit d’un développement de cinq ans, il bénéficie d’une pléthore d’optiques de la marque réputées excellentes à prix réduit. Une aubaine pour les néophytes désireux de se lancer en argentique sans trop se ruiner.

L’appareil est totalement mécanique, seule la cellule est alimentée par une pile au mercure. D’une fiabilité à toute épreuve, il déclenche comme au premier jour, et ce même après 45 ans !

Son obturateur à rideau est une feuille de titane d’une extrême solidité qui permet un déclenchement au 1/2000 de seconde. Le prisme est interchangeable et peut être substitué selon vos besoins par d’autres viseurs plus rapides.

Canon F1

Canon F1

En détail

  • Origine : Japon
  • Date de production : à partir de 1971 à 1981
  • Corps : métallique (laiton et acier)
  • Format de film : 135
  • Format des prises de vue : 24×36
  • Objectif : interchangeable
  • Vitesses : 1 à 1/2000 de seconde
  • Mise au point : manuelle
  • Sensibilité :  de 25 à 1600 ISO
  • Viseur : reflex
  • Armement par levier
  • Cellule : intégrée, nécessitant 1 pile (1.35 V)
  • Filetages pour trépied (vertical sous le corps)
Pêcheur par Calogero Rizzo au Canon F1

Pêcheur par Calogero Rizzo au Canon F1

 La prise en main

Le boîtier dispose d’une excellente ergonomie, on jongle instantanément et très aisément avec les réglages. Dépouillé du superflu, le bougre séduit par sa simplicité et sa robustesse. En effet, sa construction est d’une autre époque, son carrossage entièrement métallique est un gage de pérennité (le seul plastique que vous trouverez sera la pellicule de votre choix). Évidemment, ceci a un prix… Il est lourd, même très lourd. Équipé d’un 50 mm 1.4 S.S.C. la bête atteint 1,3 kg. Si vous aimez voyager léger, il sera préférable de vous orienter vers d’autres horizons.

L’utilisation du Canon F1 est d’une facilité déconcertante. Une fois la vitesse et le diaphragme sélectionnés, il ne reste plus qu’à faire la mise au point et déclencher. Le sélecteur de vitesse s’étend sur une plage de 1 seconde jusqu’au 1/2000 de seconde, il permet également de régler la sensibilité de 25 à 1600 ISO. De plus, un levier de verrouillage est présent afin d’éviter tout déclenchement accidentel.

Le retardateur se situe à l’avant du boîtier, il autorise un délai d’environ 10 secondes avant le déclenchement. Un flash est également disponible, néanmoins, il faudra un accessoire en complément du boîtier pour l’utiliser.

L'église par Calogero Rizzo au Canon F1

L’église par Calogero Rizzo au Canon F1

Sur le terrain

Le Canon F1 est très réactif, photographier avec lui est un vrai plaisir. Efficace et robuste, il fait le travail sans rechigner. La prise en main est excellente, je l’utilise principalement en photographie de rue.

Verdict

Si je devais conclure par une phrase, je dirais que c’est le Leica du pauvre. Son prix varie en fonction de son état et du lieu d’achat (boutique spécialisée ou particulier). En général, il faudra compter entre 200 et 300 euros pour se faire posséder par la machine !  En effet, on est vite conquis par l’appareil. Le plus grand avantage sera de profiter des fameuses optiques à montures FD, du luxe pour une bouchée de pain !

L'église par Calogero Rizzo au Canon F1

L’église par Calogero Rizzo au Canon F1

3 thoughts on “Test : Canon F1

  • 25 novembre 2016 at 19 h 35 min
    Permalink

    Bien qu’étant un fan de Canon depuis toujours je ne peux qu’approuver votre remarque. La politique purement commerciale de Canon au moment du passage à l’AF est tout-à-fait regrettable. Mais paradoxalement elle a conduit à la situation que nous connaissons aujourd’hui, à savoir qu’il y a sur le marché une pléthore de, souvent, excellentes optique Canon FD à un prix très abordable. Et de ceci, je ne peux que me réjouir.

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  • 28 novembre 2016 at 22 h 21 min
    Permalink

    Bonjour,

    La comparaison faisait référence à la pérennité du matériel. Bien entendu, il s’agit de deux philosophies différentes avec les avantages et inconvénients qui en découlent.

    Amicalement,
    Calogero

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    • 30 novembre 2016 at 8 h 51 min
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      Oui, bon, la querelle Canon-Nikon a encore de beaux jours devant elle 😉 Ceci dit je connais un excellent réparateur mais il est en… Belgique ! Je lui ai déjà confié divers boîtiers (Canon, Zorki,..) et objectifs, y compris un Jupiter 8 calé, il fait des merveilles ! Et pour un prix dérisoire. C’est un ancien technicien réparateur de chez Nikon. Mais il doit y en avoir d’autres en France, une rapide recherche sur la toile donne ceci: Repar’Phot 05 61 59 81 00 / 09 67 28 89 46
      Bonne journée !

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