Rencontre avec Raphael Bloch

Bonjour Raphaël. Pourrais-tu présenter en quelques lignes s’il te plait ?

Bonjour, je m’appelle Raphaël BLOCH. J’ai 30 ans. Je suis photoreporter et photographe auteur professionnel spécialisé dans le noir et blanc, ainsi que membre de l’UPP. Je suis natif d’Alsace, je vis actuellement dans les Pyrénées-Atlantiques, mais je suis un véritable électron libre et j’aime aller là où la lumière est la plus belle. Je suis issu d’une famille d’artistes.

Crédit Photo : Raphaël Bloch

Crédit Photo : Raphaël Bloch

Depuis combien de temps pratiques-tu l’argentique ?

En fait depuis toujours. Depuis que j’ai pu tenir l’appareil de mon grand père, un Voigtlander Bessa, celui dont je n’avais pas trop le droit de gâcher de la pellicule. J’ai eu mon moment numérique comme tous ceux de ma génération, mais cela n’a pas duré longtemps. L’appel du labo a été vraiment trop fort.

Te souviens-tu de ton premier appareil photo argentique ?

Oui. Un Olympus OM 20, avec le Zuiko 50mm F/1,8, un appareil qui malheureusement a cassé trop vite… l’électronique… mais qui a été formateur pour moi. Ensuite, je suis passé a un Olympus OM 2, que j’ai toujours et qui vient avec moi dans tous les pays où j’ai pu poser les pieds, notamment en Europe et en Afrique… Je ne m’en sépare absolument jamais et j’utilise, avec ce boitier, uniquement 2 objectifs : toujours le Zuiko 50 mm F/1,8 et le Zuiko 28 mm F/3,5. Je ne travaille qu’en focal fixe. Selon moi, il faut être dans le sujet lorsque l’on photographie.

Crédit Photo : Raphaël Bloch

Crédit Photo : Raphaël Bloch

Si tu étais une pellicule, tu serais …

Sans hésitez : une Ilford HP5+ ! Pour sa granulométrie, sa douceur, ses performances et ses multitudes de teinte de gris que l’on peut pousser à 800 ISO sans problème. Personnellement, je l’utilise à 400.

Si tu étais un appareil photo, tu serais …

Je crois que je serais tous les boitiers datant d’avant 1960. En moyen format, celui que j’utilise le plus, c’est le Shanghaï 4A-1 de 1957. Il a été construit sous la marque Sigull et a été importé par la même marque pour l’Europe à partir de 1964. Ceux de la marque Shanghaï, comme celui que j’ai, étaient construits pour les hauts dignitaires et les « quelques journalistes » accrédités par l’état chinois. J’ai la chance d’en avoir un que j’utilise presque tous les jours. En grand format, sans hésiter, je serais la Photo Hall Type n°2 dit touriste de 1895 en format 24 X 30 cm. Un bonheur à utiliser, mais peu pratique a transporter.

As-tu un thème de prédilection ?

Je réalise principalement de la photographie humaniste et de temps en temps, des paysages mais uniquement à la chambre. Ma prédilection va pour la haute montagne. Je suis particulièrement attiré et inspiré par la photographie américaine des années 50′ et 60′, type Bruce Gilden, Elliot Erwitt mais aussi et surtout Garry Winogrand et Ansel Adams. Je pratique aussi bien du 24 X 36 que du moyen format et beaucoup de grand format pour des projets d’architectures et de paysages.

Crédit Photo : Raphaël Bloch

Crédit Photo : Raphaël Bloch

Pourquoi pratiques-tu l’argentique alors que le numérique reste tout de même plus pratique à utiliser et à des possibilités techniques supérieures ?

L’argentique pour moi, est la recherche directe, l’erreur est plus délicate. Je suis parti dans le Haut Atlas au mois d’avril pour rencontrer le peuple berbère. Il s’agissait d’une commande d’un reportage. Je suis parti avec 15 HP5+. Pas moyen d’en trouver là-bas,. L’adrénaline de savoir si les clichés étaient réussis, de ne pas se tromper. J’aime travailler les densités de mes clichés sous l’agrandisseur, tremper mes doigts dans la chimie. Selon moi, la photo ce n’est pas que 1/1000ème de secondes… c’est tout ce qu’il y a derrière.

Crédit Photo : Raphaël Bloch

Crédit Photo : Raphaël Bloch

Par quel biais pouvons-nous te contacter ?

On me trouve sans soucis sur internet www.raphaelbloch.com, de temps à autre, des expositions à travers la France, sinon la presse. Par mail, je répond très rapidement (raphael.bloch.photographie@gmail.com).

Je serais également dans quelques jours sur Perpignan pour le Visa pour l’image.

A bientôt !

 

Nous tenons à remercier Raphaël pour avoir passé du temps avec nous afin de parler argentique. Si toi aussi tu souhaites parler de ton travail argentique, n’hésites pas à nous envoyer un mail !

Rémy

Depuis le temps, faudrait que je teste le numérique quand même ;)

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